Monsieur Baser ne lui répondit pas et pour deux raisons : il n'était pas doté de plot vertébral et par ailleurs .... il entendit la bulle s'éjecter : il venait de quitter le bord de manière spectaculaire.
Nous venons de là
Sima n’était pas une planète accueillante. Une lune grise et froide, pierreuse, à l’atmosphère ténue, comme il en existait tant dans la galaxie. Un monde dont les faibles ressources naturelles, l’éloignement, les conditions climatiques régnant à sa surface n’avait justifié que trois visites des services d’exo cartographie impériaux au cours des deux cents années passées.
Leurs rapports étaient disponibles dans l’antenne de la bibliothèque de la connaissance totale du bord. Ils s’étaient contentés d’une observation depuis l’orbite et d’un quadrillage aléatoire par des sondes. La dernière inspection datait de cent dix ans. Le résultat de celle-ci, hormis la cartographie complète détaillée, tenait en deux feuillets dont il ressortait que cette planète, si elle avait connue autrefois la vie, était mourante. Son atmosphère s’était échappée à une époque reculée, sa faune et sa flore éteinte, ne laissant que de rares lichens, une végétation clairsemée, des bactéries et organismes simples qui déclinaient peu à peu et un peu d’eau à l’état liquide ou solide. La terra formation de Sima si elle était possible, ne présentait aucun intérêt économique : trop loin, trop pauvre, sans aucun intérêt colonial.
Alors que ceux qui le souhaitaient consultaient ce rapport les holo-écrans, en contrebas Sima tournait lentement sur son axe. Elle décrivait autour d’une géante jovienne, elle-même tournant autour d’une étoile bleu verte lointaine, une rotation en 176 heures. La température s’élevait au zénith à 3 ° et chutait la nuit à – 30 °. La très faible pression atmosphérique rendait nécessaire le port de masques respiratoires ou d’une combinaison.
Nul nuage ne leur gâchait la vue sur la surface glacée de la planète dont la glace ténue renvoyait vers l’espace l’essentiel de la chaleur de son astre. Le sol était tourmenté, en raison d’une importante activité tellurique à une époque reculée, mais aussi ravinée par l’eau qui avait dut couler à flot dans de profonds canyons aujourd’hui asséchés. Ci et là des impacts météorique géologiquement récents, dessinaient de profonds cratères
Deux autres lunes tournaient autour de la géante. Des lunes encore plus mortes que la planète qu’elles escortaient en une danse macabre newtonienne.
600 000 crédits pour frais de fonctionnement par semaine, il va me falloir savoir :
- depuis combien de semaine nous sommes avec M. BASER
- 12h/j * 4*3*100 * 7 = 10080 crédits par semaine pour chaque membre d'équipage. +10 % = 11088 crédits par personne.
- je n'ai pas le décompte du nombre d'heure de consommation d'antimatière.
Je n'ai pas envie de me prendre la tête avec un épluchage à la Khrys Edelman :mrgreen:
est-ce que l'on peut régler l'affaire sur l'idée un bénéfice net?
postulat : le client à réglé pour l'ensemble du Mephisto, a remboursé les réparations, et autres amendes.
Il ne doit rester que :
600 000 - (3050cr/h *24*7= 512400 cr/sem salaire équipage compris); soit un bénéfice net de 87600 cr/sem (hors salaire).
Puisque nous sommes en attente d'une révision, disons que les frais d'entretien que le Mephisto attend d'un astroport digne de ce nom son déjà comptés dans ces frais de fonctionnement, mais que la somme reste bloqué en attendant. Une sorte de cagnotte pour un bon entretien complet.
Si tu es d'accord avec ces chiffres, je les annoncerais en conseil d'administration 8)
Non loin, à l'infirmerie, couché dans son cercueil de verre Mayaul dormait. Sous ses paupières closes ses yeux cybernétiques dansaient, cherchant à percevoir des images fugaces ... des créatures simiesques et aveugles. Des chants atonaux. Ces runes qui luisaient dans l'obscurité. La douleur. La certitude qu'il allait mourir là. Qu'il avait échoué. La tristesse de ne pas pouvoir dire adieu. La peur. les mouvements furtifs des créatures qui se déplaçaient dans la lueur chassieuse des lampes à huile. Leur chef qui se penchait vers lui, tendant son couteau d'obsidienne sous son cou, cherchant sa jugulaire pour le saigner alors qu'il se débattait ... NOOOOOooon !
Il s'éveilla en sursaut. Où diable était-il ? Une pièce ? un autodoc ? Il n'y avait pas ça à bord du Krab. Une trogne patibulaire se pencha sur son berceau. Si s'était une gentille marraine fée, il y avait gourance ...
Khaadaric se pencha sur la cuve de régénération : le blessé s'était réveillé et le dévisageait.
C'est un peu l'ancêtre de nos capacités utilisées à l'époque impériale, mais bien sûr, la notre est désormais intégrée à la structure du vaisseau. :ugeek: