2010-01-03, 12:47 AM
Sa tasse à lui était vide depuis un petit moment. Il la fit tournée pensivement sur la table.
Le blanc, le noir, la lumière, l'obscurité.
Et le gris, le crépuscule, l'aube, entre chien et loup.
Ca fait un moment que je n'ai pas pris de vacances parce que je ne travaille pas "vraiment".
Il désigna le short, la chemise tropicale et les sandales dont il s'était affublé ce matin. Ce n'est pas une robe de bure, ce n'est pas un costume ecclésiastique, il fit tourner au bout de son doigt sa casquette ... et ça ce n'est pas une mitre.
Il n'en demeure pas moins que j'exerce un sacerdoce au sein d'une des églises les plus atypiques du clergé impérial. Je ne fais pas les choses parce que j'en espère un salaire, mais parce que c'est ce qu'exige mon devoir ... de prêtre, de guérisseur, d'homme.
Alors lorsque des enfants sont dans la peine et que les institutions impériales ont échoués, je fais ce que je peux.
Lorsque une personne qui m'est proche est malade, habité par des démons, manipulée, je fais ce que je peux.
Lorsque de des salopards tentent de déclencher un génocide, une guerre, je fais ce que je peux.
Ils avaient besoin d'un guérisseur sur le Méphisto; j'étais là, j'avais besoin d'un passage. Super. Ils ont voulu me conserver comme membre d'équipage : super, ça fait des sous à envoyer à ma famille. Des enfants à placer ? Le Méphisto a plein de cabine, voyage quasiement à vide et va faire l'omnibus. Super. Sémirande a des troubles ? Des manifestations psy ? J'essaye de l'épauler, de faire le nécessaire.
Ce n'est pas ce que j'appelle du boulot. Il y a pas mal de temps j'ai travaillé dans un hôpital, un centre de soin religieux. Pas de machines couteuses : juste une bande de prêtres tarés comme moi. Et ça c'était du boulot : il fallait être là, faire le trie de ce que nous pouvions faire, refuser, réorienter, parler, convaincre, calmer ... Des obligations, des horaires, une hiérarchie ... j'ai détesté.
Il sourit ...
Mais à coté de ça, si j'ai la possibilité de boire un coup à l'œil, de sortir avec une jolie fille, manger tout mon content de mets fins et de jouer les piques assiettes de luxe, de mendier auprès de ceux qui ont trop, de donner un peu à ceux qui n'ont rien, je ne m'en prive pas. Je fais ce que je peux là aussi.
Bref tout ça pour dire que ce n'est pas un boulot ou un travail : c'est l'opportunité de servir et de se servir.
Alors vous voulez m'offrir des vacances tout frais payés quand ce sera terminé ? Super, merci du fond du cœur. J'accepte. Je signe.
Le blanc, le noir, la lumière, l'obscurité.
Et le gris, le crépuscule, l'aube, entre chien et loup.
Ca fait un moment que je n'ai pas pris de vacances parce que je ne travaille pas "vraiment".
Il désigna le short, la chemise tropicale et les sandales dont il s'était affublé ce matin. Ce n'est pas une robe de bure, ce n'est pas un costume ecclésiastique, il fit tourner au bout de son doigt sa casquette ... et ça ce n'est pas une mitre.
Il n'en demeure pas moins que j'exerce un sacerdoce au sein d'une des églises les plus atypiques du clergé impérial. Je ne fais pas les choses parce que j'en espère un salaire, mais parce que c'est ce qu'exige mon devoir ... de prêtre, de guérisseur, d'homme.
Alors lorsque des enfants sont dans la peine et que les institutions impériales ont échoués, je fais ce que je peux.
Lorsque une personne qui m'est proche est malade, habité par des démons, manipulée, je fais ce que je peux.
Lorsque de des salopards tentent de déclencher un génocide, une guerre, je fais ce que je peux.
Ils avaient besoin d'un guérisseur sur le Méphisto; j'étais là, j'avais besoin d'un passage. Super. Ils ont voulu me conserver comme membre d'équipage : super, ça fait des sous à envoyer à ma famille. Des enfants à placer ? Le Méphisto a plein de cabine, voyage quasiement à vide et va faire l'omnibus. Super. Sémirande a des troubles ? Des manifestations psy ? J'essaye de l'épauler, de faire le nécessaire.
Ce n'est pas ce que j'appelle du boulot. Il y a pas mal de temps j'ai travaillé dans un hôpital, un centre de soin religieux. Pas de machines couteuses : juste une bande de prêtres tarés comme moi. Et ça c'était du boulot : il fallait être là, faire le trie de ce que nous pouvions faire, refuser, réorienter, parler, convaincre, calmer ... Des obligations, des horaires, une hiérarchie ... j'ai détesté.
Il sourit ...
Mais à coté de ça, si j'ai la possibilité de boire un coup à l'œil, de sortir avec une jolie fille, manger tout mon content de mets fins et de jouer les piques assiettes de luxe, de mendier auprès de ceux qui ont trop, de donner un peu à ceux qui n'ont rien, je ne m'en prive pas. Je fais ce que je peux là aussi.
Bref tout ça pour dire que ce n'est pas un boulot ou un travail : c'est l'opportunité de servir et de se servir.
Alors vous voulez m'offrir des vacances tout frais payés quand ce sera terminé ? Super, merci du fond du cœur. J'accepte. Je signe.
Où je serai appelé, je n'entrerai que pour le bien des êtres. Je m'interdirai d'être une cause de blessure ou d'atteinte aux personnes, ainsi que tout entreprise contraire à l'éthique à l'égard des hommes, femmes et tout être doué de raison.