2015-10-29, 02:39 PM
[hrp]MdJ est en panne d'inspiration et m'a indiqué que si l'envie me prenait, je pouvais rédiger la suite...[/hrp]
"Après bonjour ? Généralement, ces jours-ci, on nous tire dessus, on essaye de nous acheter et si ça ne marche pas, de nous éliminer... Mais ce n'est pas la question. Prêt pour un petit saut jusqu'à ces coordonnées ?"
Spoutkin acquiesca et se replongea en appairage navyborg avec le vaisseau. Zelda s'installa à ses côtés, Théo prit son poste à la console tactique et Jim au pupitre de sécurité tandis que Dom rejoignait son infirmerie et les mécanos la salle des machines.
Quelques minutes plus tard, les cinq notes modulées signalant la translation tintèrent doucement à travers tout le vaisseau. La corolle d'énergie pourpre du point de Vérité entrant s'ouvrit pour avaler le Songe d'Aran et se referma dans l'habituel éclat de lumière octarine.
Le Transistel longea un voile de mailles d'argent tintinnabulant d'effluves moisies pendant les deux tiers du parcours, puis traversa des volutes parme au goût mentholé dont les replis ouatées grinçaient comme une craie sur un tableau noir à chaque contact avec le champ de Normalité du vaisseau. Puis il effectua la translation dans l'autre sens.
Un flash octarin illumina un volume d'Espace de cent kilomètres de rayon, laissant place au point de Vérité sortant dont le vortex bleuté parut s'enrouler autour du navire émergeant du Triche-Lumière, avant de se dissiper en vagues de flammèches quantiques.
Le coin avait l'air aussi désert que celui duquel ils venaient. Pas tout à fait néanmoins. A peine le Songe s'était-il rematérialisé en espace newtonien que la console tactique s'illuminait comme les cornes bio-luminescentes d'un bois-éclair de Darwin IV à la saison des amours.
"Oh oh... Nous sommes suivis par des senseurs actifs. Rien sur nos propres détecteurs, à part un noyau de comète à 500 kilomètres de notre position", dit Théo.
"C'est elle qui nous a pris sous sa couverture hyper-radar", déclara Kald. "C'est le dépôt d'antimatière que nous cherchons. Monsieur Spoutkin, vous pouvez donner une impulsion sur le vecteur 272-38, je viens d'émettre les codes de sécurité que j'ai emprunté avant que nous quittions Jonction."
Le pilote s'exécuta. Quelques minutes plus tard, Zelda activait d'une pensée les illumineurs longue-portée du vaisseau. Leurs faisceaux révélèrent la présence d'une montagne de glace sale flottant dans le gouffre spatial à moins d'un kilomètre d'eux. A peu près au même moment, les programmes automatiques de la station-relais démarrèrent son propre système d'éclairage, et une aube artificielle se mit à baigner la surface de la comète solitaire.
Théo eut juste le temps de dénombrer au moins sept batteries de fleurs de la mort plus ou moins dissimulées dans des ravines de glace ou sous des surplombs rocheux, et déjà Spoutkin amenait le Songe d'Aran devant l'entrée principale. Une sorte de cratère aux parois évasées avait été creusé dans la comète et renforcé par un treillis métallique. En son centre, un champ de force opaque pouvait faire passer un navire dix fois grand comme le leur. Le pilote prit tout de même soin de traverser la paroi immatérielle en son centre géométrique exact.
De l'autre côté, une caverne de métal s'illumina à son tour. Les hangars pouvaient accueillir quatre Classe IV à l'aise, et de nombreux autres vaisseaux de plus petite taille. Spoutkin donna une impulsion directionnelle, faisant pivoter le navire de 180° sur son axe de lacet et le dirigeant en marche arrière vers un des nombreux postes d'amarrage. Les yeux exercés de Jim et de Théo aperçurent une multitude de tourelles d'armement au repos disposées à des endroits stratégiques de la caverne. Il y avait autant de tubes laser destinés à neutraliser formecs et véhicules d'invasion que de canons paralyseurs dédiés à la neutralisation de troupes d'assaut.
Le Songe d'Aran s'immobilisa enfin. Une myriade de lignes de vie et de gaines de raccordement techniques se mirent à grouiller comme des vers autour de la coque avant de se connecter automatiquement aux prises extérieures du Transistel.
La voix de Kald résonna dans tout le vaisseau :
"Messieurs Bruhuk et Brise de Feu Matinal, les codes de sécurité de cette base-relais sont sur votre console. Vous avez accès aux réserves d'antimatières, de pièces détachées et de consommables. Les stocks sont prévus pour ravitailler et approvisionner une flotte de combat pendant plusieurs mois. Servez-vous."
"Après bonjour ? Généralement, ces jours-ci, on nous tire dessus, on essaye de nous acheter et si ça ne marche pas, de nous éliminer... Mais ce n'est pas la question. Prêt pour un petit saut jusqu'à ces coordonnées ?"
Spoutkin acquiesca et se replongea en appairage navyborg avec le vaisseau. Zelda s'installa à ses côtés, Théo prit son poste à la console tactique et Jim au pupitre de sécurité tandis que Dom rejoignait son infirmerie et les mécanos la salle des machines.
Quelques minutes plus tard, les cinq notes modulées signalant la translation tintèrent doucement à travers tout le vaisseau. La corolle d'énergie pourpre du point de Vérité entrant s'ouvrit pour avaler le Songe d'Aran et se referma dans l'habituel éclat de lumière octarine.
Le Transistel longea un voile de mailles d'argent tintinnabulant d'effluves moisies pendant les deux tiers du parcours, puis traversa des volutes parme au goût mentholé dont les replis ouatées grinçaient comme une craie sur un tableau noir à chaque contact avec le champ de Normalité du vaisseau. Puis il effectua la translation dans l'autre sens.
Un flash octarin illumina un volume d'Espace de cent kilomètres de rayon, laissant place au point de Vérité sortant dont le vortex bleuté parut s'enrouler autour du navire émergeant du Triche-Lumière, avant de se dissiper en vagues de flammèches quantiques.
Le coin avait l'air aussi désert que celui duquel ils venaient. Pas tout à fait néanmoins. A peine le Songe s'était-il rematérialisé en espace newtonien que la console tactique s'illuminait comme les cornes bio-luminescentes d'un bois-éclair de Darwin IV à la saison des amours.
"Oh oh... Nous sommes suivis par des senseurs actifs. Rien sur nos propres détecteurs, à part un noyau de comète à 500 kilomètres de notre position", dit Théo.
"C'est elle qui nous a pris sous sa couverture hyper-radar", déclara Kald. "C'est le dépôt d'antimatière que nous cherchons. Monsieur Spoutkin, vous pouvez donner une impulsion sur le vecteur 272-38, je viens d'émettre les codes de sécurité que j'ai emprunté avant que nous quittions Jonction."
Le pilote s'exécuta. Quelques minutes plus tard, Zelda activait d'une pensée les illumineurs longue-portée du vaisseau. Leurs faisceaux révélèrent la présence d'une montagne de glace sale flottant dans le gouffre spatial à moins d'un kilomètre d'eux. A peu près au même moment, les programmes automatiques de la station-relais démarrèrent son propre système d'éclairage, et une aube artificielle se mit à baigner la surface de la comète solitaire.
Théo eut juste le temps de dénombrer au moins sept batteries de fleurs de la mort plus ou moins dissimulées dans des ravines de glace ou sous des surplombs rocheux, et déjà Spoutkin amenait le Songe d'Aran devant l'entrée principale. Une sorte de cratère aux parois évasées avait été creusé dans la comète et renforcé par un treillis métallique. En son centre, un champ de force opaque pouvait faire passer un navire dix fois grand comme le leur. Le pilote prit tout de même soin de traverser la paroi immatérielle en son centre géométrique exact.
De l'autre côté, une caverne de métal s'illumina à son tour. Les hangars pouvaient accueillir quatre Classe IV à l'aise, et de nombreux autres vaisseaux de plus petite taille. Spoutkin donna une impulsion directionnelle, faisant pivoter le navire de 180° sur son axe de lacet et le dirigeant en marche arrière vers un des nombreux postes d'amarrage. Les yeux exercés de Jim et de Théo aperçurent une multitude de tourelles d'armement au repos disposées à des endroits stratégiques de la caverne. Il y avait autant de tubes laser destinés à neutraliser formecs et véhicules d'invasion que de canons paralyseurs dédiés à la neutralisation de troupes d'assaut.
Le Songe d'Aran s'immobilisa enfin. Une myriade de lignes de vie et de gaines de raccordement techniques se mirent à grouiller comme des vers autour de la coque avant de se connecter automatiquement aux prises extérieures du Transistel.
La voix de Kald résonna dans tout le vaisseau :
"Messieurs Bruhuk et Brise de Feu Matinal, les codes de sécurité de cette base-relais sont sur votre console. Vous avez accès aux réserves d'antimatières, de pièces détachées et de consommables. Les stocks sont prévus pour ravitailler et approvisionner une flotte de combat pendant plusieurs mois. Servez-vous."
"Veille qui veut vivre" (devise des officiers artilleurs de la Guilde Navyborg)