2012-04-21, 08:10 AM
Virik, ses aventures policières terminées pour l’heure, s'était rendu sans déplaisir à cette invitation. Comme il le faisait dans ce genre de circonstance, il avait revêtu son manteau de cérémonie, celle dont le liseré rouge évoquait le sang. Le sang versé, le sang donné, le sang expiatoire.
Il avait emprunté une cabine d’ascenseur collective qui les mènerait en douceur, amortisseur inertiel oblige, au terminal orbital. Il avait partagé pendant de longues minutes l’intimité de la petite foule familiale d’une tribu malachite qui se rendait à la station pour embarquer à bord de leur classe V, le R.A. Heinlein en partance pour Viala.
Il resta dans son coin observant en silence le manège des enfants qui se pressaient le long des panneaux de force translucides pour observer de prés la vertigineuse ascension de leurs grands yeux noirs hémisphériques.
Combien les adultes et les enfants de cette espèce étaient différents. Les juvéniles n’avait ni l’embonpoint ni la gravité qui semblaient caractériser leurs ainés.
L’ascension ne dura que quelques minutes la verrière s’obscurcissant progressivement au fur et à mesure que les rayons du soleil rouge de Vonda se faisaient de plus en plus violents, débarrassés de leur gangue de protection atmosphérique.
Ils arrivèrent enfin et les portes s’effacèrent dans un chuintement.
Il salua d’une inclinaison d’oreilles la famille qui, remorquée dans un joyeux tohubohu par les enfants, se mit en quête de leurs bagages et de leur quai d’embarquement. Lui-même s’orienta brièvement sur un plan holographique et se dirigea vers le salon panoramique où il avait rendez-vous.
C’était un vaste espace dont le ciel translucide donnait sur le continent sauvage. Dans l’atmosphère lointaine les nuages se massaient, s’enroulant, déchirés par instant par des étincelles aveuglantes. Un orage ce préparait.
Les terrasses de Kalidhasa avaient été construites à partir de représentations trivi archéologique fragmentaires trouvés dans un mange poussière abandonné.
L’on avait reproduit ici une architecture antique : un jardin en terrasses agrémenté d’éléments de construction élégants en simili grés rouge et de marbre blanc.
L’on avait l’impression de se trouver dans les vergers d’un antique palais que les champs de force semi transparent dessinaient dans une perspective forcée, tout en niches et sculptures de pierre délicates, motifs floraux et végétaux de pietra dura.
Il se rendit au salon qu’avait retenu Monsieur Gurvan, une terrasse privatisée dont l’atmosphère s’emplissait de la rumeur de la chute d’eau holographique qui en fermait une des extrémités. Ignorant pour l’heure les serveurs vêtus de riches tuniques brodées d’or et de soie synthétique, et le buffet qui attendait, il se dirigea vers les actionnaires et membres d’équipage qui devisaient.
Il inclina les oreilles et les salua. Commandante, monsieur Gurvan, monsieur Djal, monsieur Manchu, monsieur … ? Il inclina légèrement une oreille en signe d’interrogation ou de perplexité en voyant Cuperno auquel il n’avait pas été pour l’heure présenté.
Il avait emprunté une cabine d’ascenseur collective qui les mènerait en douceur, amortisseur inertiel oblige, au terminal orbital. Il avait partagé pendant de longues minutes l’intimité de la petite foule familiale d’une tribu malachite qui se rendait à la station pour embarquer à bord de leur classe V, le R.A. Heinlein en partance pour Viala.
Il resta dans son coin observant en silence le manège des enfants qui se pressaient le long des panneaux de force translucides pour observer de prés la vertigineuse ascension de leurs grands yeux noirs hémisphériques.
Combien les adultes et les enfants de cette espèce étaient différents. Les juvéniles n’avait ni l’embonpoint ni la gravité qui semblaient caractériser leurs ainés.
L’ascension ne dura que quelques minutes la verrière s’obscurcissant progressivement au fur et à mesure que les rayons du soleil rouge de Vonda se faisaient de plus en plus violents, débarrassés de leur gangue de protection atmosphérique.
Ils arrivèrent enfin et les portes s’effacèrent dans un chuintement.
Il salua d’une inclinaison d’oreilles la famille qui, remorquée dans un joyeux tohubohu par les enfants, se mit en quête de leurs bagages et de leur quai d’embarquement. Lui-même s’orienta brièvement sur un plan holographique et se dirigea vers le salon panoramique où il avait rendez-vous.
C’était un vaste espace dont le ciel translucide donnait sur le continent sauvage. Dans l’atmosphère lointaine les nuages se massaient, s’enroulant, déchirés par instant par des étincelles aveuglantes. Un orage ce préparait.
Les terrasses de Kalidhasa avaient été construites à partir de représentations trivi archéologique fragmentaires trouvés dans un mange poussière abandonné.
L’on avait reproduit ici une architecture antique : un jardin en terrasses agrémenté d’éléments de construction élégants en simili grés rouge et de marbre blanc.
L’on avait l’impression de se trouver dans les vergers d’un antique palais que les champs de force semi transparent dessinaient dans une perspective forcée, tout en niches et sculptures de pierre délicates, motifs floraux et végétaux de pietra dura.
Il se rendit au salon qu’avait retenu Monsieur Gurvan, une terrasse privatisée dont l’atmosphère s’emplissait de la rumeur de la chute d’eau holographique qui en fermait une des extrémités. Ignorant pour l’heure les serveurs vêtus de riches tuniques brodées d’or et de soie synthétique, et le buffet qui attendait, il se dirigea vers les actionnaires et membres d’équipage qui devisaient.
Il inclina les oreilles et les salua. Commandante, monsieur Gurvan, monsieur Djal, monsieur Manchu, monsieur … ? Il inclina légèrement une oreille en signe d’interrogation ou de perplexité en voyant Cuperno auquel il n’avait pas été pour l’heure présenté.