2012-03-14, 05:20 PM
Suspendu entre deux mondes, Cuperno commença à contempler son environnement dans l'espoir plus ou moins confus d'y trouver une réponse.
Mais la première chose qu'il identifia clairement vint du plus profond de lui-même : le vide.
Les derniers événements, tellement denses et imprévus, avaient absorbés toute son énergie et toutes ses pensées.
Il resta de longues heures à promener son regard autour de la capsule, renonçant à tout objectif pour laisser son esprit divaguer dans l'espace, incapable de discerner ou de mémoriser quoique ce soit.
Cuperno ne fit aucun effort pour se sortir de cette torpeur, qu'il aurait bien aimé voir durer jusqu'à ce qu'on vienne l'en tirer.
Mais la faim, et les mouvements de son compagnon finirent par le ramener à la réalité.
Après le vide intérieur, c'est le vide extérieur qui se manifesta violemment à sa conscience.
Il avait traversé l'espace environnant une planète habitée de nombreuses fois. Mais s'y établir, dans une capsule, pour un nombre de jours indéfini, ce n'était plus du tout la même chose.
Il voulait contempler la beauté de Vonda et de ses lunes, réfléchir à son passé et à son avenir, profiter de ce moment rare. Mais le présent, angoissant et désespérant, ne laissait aucune place au reste.
Machinalement, il nourrit un peu Gédéon, vérifia que l'anesthésiant faisait toujours effet, se demandant s'il serait contraint d'utiliser la dose de slow qu'il venait d'acheter, et essaya de trouver l'apaisement dans un sommeil aussi difficile que nécessaire.
Le début de cette aventure s'annonçait encore plus pénible qu'il ne l'avait imaginé.
Il passa les premiers jours dans une sorte de brouillard psychique noir et désagréable.
Ce n'était pas là, ni maintenant, qu'il trouverait la solution à son problème existentielle.
Mais la première chose qu'il identifia clairement vint du plus profond de lui-même : le vide.
Les derniers événements, tellement denses et imprévus, avaient absorbés toute son énergie et toutes ses pensées.
Il resta de longues heures à promener son regard autour de la capsule, renonçant à tout objectif pour laisser son esprit divaguer dans l'espace, incapable de discerner ou de mémoriser quoique ce soit.
Cuperno ne fit aucun effort pour se sortir de cette torpeur, qu'il aurait bien aimé voir durer jusqu'à ce qu'on vienne l'en tirer.
Mais la faim, et les mouvements de son compagnon finirent par le ramener à la réalité.
Après le vide intérieur, c'est le vide extérieur qui se manifesta violemment à sa conscience.
Il avait traversé l'espace environnant une planète habitée de nombreuses fois. Mais s'y établir, dans une capsule, pour un nombre de jours indéfini, ce n'était plus du tout la même chose.
Il voulait contempler la beauté de Vonda et de ses lunes, réfléchir à son passé et à son avenir, profiter de ce moment rare. Mais le présent, angoissant et désespérant, ne laissait aucune place au reste.
Machinalement, il nourrit un peu Gédéon, vérifia que l'anesthésiant faisait toujours effet, se demandant s'il serait contraint d'utiliser la dose de slow qu'il venait d'acheter, et essaya de trouver l'apaisement dans un sommeil aussi difficile que nécessaire.
Le début de cette aventure s'annonçait encore plus pénible qu'il ne l'avait imaginé.
Il passa les premiers jours dans une sorte de brouillard psychique noir et désagréable.
Ce n'était pas là, ni maintenant, qu'il trouverait la solution à son problème existentielle.