2012-03-04, 09:52 AM
Jours après jours son enquête se poursuivait.
Les impériaux parlaient d’enquête, lui assimilait ça à une chasse. Une chasse faite de pistes, de sentiers, de branches cassées, de touffes de poils abandonnées, de fientes, de traces de pas à moitié effacés …
Mais pour gibier il avait des êtres pensants, rusés, intelligents potentiellement sans scrupule qui n’hésiteraient pas à tuer s’ils se savaient traqués. Et quand bien même ils garderaient quelque respect pour la vie d’autrui ils s’enfuiraient a la seconde même où ils le sauraient sur leurs talons.
Pour l’instant son investigation se faisait à distance. Il veillait à ne pas leur donner l’alerte, les laissant se persuader qu’ils pouvaient profiter en toute impunité de leur crime.
Certaines pistes s’étaient avérées des culs de sac, des impasses … Le sheriff n’avait rien à se reprocher. Malade, assisté par des adjoints tout frais sortis de l’école de la police baronniale, les lacunes de leurs investigations étaient compréhensibles. Ce manque de professionnalisme agaçait Virik, mais était toléré par sa hiérarchie prompte à excuser les défaillances humaines.
D’autres étaient plus prometteuses. Celle du responsable des expéditions et de sa bulle de course offerte par sa mère par exemple. Un contrôle des liasses fiscales avait fournit une explication rationnelle à ces revenus. La vieille dame avait tiré un billet gagnant de second rang à la loterie planétaire … Une longue journée de tractation dans les locaux de autorité de la hanse chargée des jeux d’argent lui avait néanmoins fourni un complément d’information : le billet avait été vendu dans une ville située à trois mille kilomètres de la résidence de la vieille dame. Et une ultime vérification confirma ses soupçons : elle n’avait visiblement jamais mis les pieds là bas.
Une entrevu avec un inspecteur des jeux apporta le complément d’information qui éclaira cette anomalie : La mafia locale rachetait parfois au dessus de la valeur des gains des billets gagnants, blanchissant ainsi des fonds suspects en toute légalité … un véritable trafic s’était développé au cours des années. Mais l’inspecteur ne voulu pas être plus spécifique : ils étaient sur ce dossier depuis de nombreux mois et on lui fit comprendre que ses investigations risquaient de « foutre le bordel ».
L’hypothèse était séduisante, mais ce n’était pas une preuve. Un faisceau de présomptions, mais pas de quoi les condamner de manière définitive. De plus l’affaire allait sans doute plus loin, avec de multiples complices. L’affaire impliquait des receleurs, des contacts dans le réseau de la pègre pour écouler la marchandise, la stocker, organiser les transferts d’argent. Ca allait plus loin.
Un élément le préoccupait … pourquoi diable ce chargement sensible avait-il été déchargé dans cet astroport de seconde zone ?
La chasse n’était pas terminée.
… (à suivre)
Les impériaux parlaient d’enquête, lui assimilait ça à une chasse. Une chasse faite de pistes, de sentiers, de branches cassées, de touffes de poils abandonnées, de fientes, de traces de pas à moitié effacés …
Mais pour gibier il avait des êtres pensants, rusés, intelligents potentiellement sans scrupule qui n’hésiteraient pas à tuer s’ils se savaient traqués. Et quand bien même ils garderaient quelque respect pour la vie d’autrui ils s’enfuiraient a la seconde même où ils le sauraient sur leurs talons.
Pour l’instant son investigation se faisait à distance. Il veillait à ne pas leur donner l’alerte, les laissant se persuader qu’ils pouvaient profiter en toute impunité de leur crime.
Certaines pistes s’étaient avérées des culs de sac, des impasses … Le sheriff n’avait rien à se reprocher. Malade, assisté par des adjoints tout frais sortis de l’école de la police baronniale, les lacunes de leurs investigations étaient compréhensibles. Ce manque de professionnalisme agaçait Virik, mais était toléré par sa hiérarchie prompte à excuser les défaillances humaines.
D’autres étaient plus prometteuses. Celle du responsable des expéditions et de sa bulle de course offerte par sa mère par exemple. Un contrôle des liasses fiscales avait fournit une explication rationnelle à ces revenus. La vieille dame avait tiré un billet gagnant de second rang à la loterie planétaire … Une longue journée de tractation dans les locaux de autorité de la hanse chargée des jeux d’argent lui avait néanmoins fourni un complément d’information : le billet avait été vendu dans une ville située à trois mille kilomètres de la résidence de la vieille dame. Et une ultime vérification confirma ses soupçons : elle n’avait visiblement jamais mis les pieds là bas.
Une entrevu avec un inspecteur des jeux apporta le complément d’information qui éclaira cette anomalie : La mafia locale rachetait parfois au dessus de la valeur des gains des billets gagnants, blanchissant ainsi des fonds suspects en toute légalité … un véritable trafic s’était développé au cours des années. Mais l’inspecteur ne voulu pas être plus spécifique : ils étaient sur ce dossier depuis de nombreux mois et on lui fit comprendre que ses investigations risquaient de « foutre le bordel ».
L’hypothèse était séduisante, mais ce n’était pas une preuve. Un faisceau de présomptions, mais pas de quoi les condamner de manière définitive. De plus l’affaire allait sans doute plus loin, avec de multiples complices. L’affaire impliquait des receleurs, des contacts dans le réseau de la pègre pour écouler la marchandise, la stocker, organiser les transferts d’argent. Ca allait plus loin.
Un élément le préoccupait … pourquoi diable ce chargement sensible avait-il été déchargé dans cet astroport de seconde zone ?
La chasse n’était pas terminée.
… (à suivre)