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Pendant que l'on fait les valises
#2
Virik avait reçut ses billets de transport sur son com. Il contempla celui-ci. Un confort de classe IV. Il n’avait rarement, voir jamais voyagé dans ce confort. Quand il en avait l’occasion, quand il savait le trajet loin de zone infestées de pirates, il choisissait l’option hibernateur, en dernière classe.

Il éteignit son com, récupéra son sac et se dirigea à pied en direction de l’astroport. La journée était belle et le terminal d’où partait leur navire proche de la mission de la Glorieuse Volonté. Il passa par la grande galerie commerciale qui accueillait les touristes en transit qui n’avaient pas le temps, ou simplement pas l’envie de faire leurs emplettes en ville. Il musarda … ce n’était pas le lèche vitrine qui motivait son errance, mais l’observation de la foule et des individus la composant.

Un spectacle fascinant de son point de vue. Il observa un male humain et sa tribu composée d’une unique femelle et de petits. L’attitude détendue du male l’étonnait, si différente de l’attitude de son propre espèce. Entouré d’étrangers à son clan les hanis les considéraient avec méfiance ou a minima avec réserve. Il vit les petits se mêler à d’autres jeunes sous le regard bienveillant de la femelle sans que celle-ci ne semble craindre quoi que ce soit pour sa progéniture.

Il força sa crinière à reprendre un volume normal … différent. Tous ces gens étaient différents, avec leur propre règles, leurs propres usages à la fois moins strictes, parfois tout en faux semblants et toujours déconcertant.

Il reprit sa marche en direction du poste de sécurité de l’astroport. Il attendit quelques minutes que les personnes qui le précédaient aient terminées de faire enregistrer leur plainte. Il tourna une oreille en direction de la scène. Un couple de malachites se plaignaient avec énergie du vol d’une de leur valise par un de leur compatriote. Songez : une valise pleine de boulok presque murs qu’ils apportaient à leur fille qui suivait un stage de cuisine dans l’école hôtelière … Il s’avéra bientôt qu’il ne s’agissait nullement d’un vol, mais d’une confiscation par les services de l’hygiène et le la protection de l’écosystème planétaire. La femelle humaine qui avait commencé à enregistrer leur plainte, leur signala que la simple confiscation était une faveur que l’on leur faisait : normalement l’amende s’élevait à plusieurs milliers de crédits … ce qui déclencha un concerto de plaintes lugubres. Les malachites finirent par sortir.

La femelle l’observa alors qu’il s’approchait du comptoir de ce regard typique des policiers qui semblait dire : toi je t’ai à l’oeil mon bonhomme, j’attends maintenant de savoir quelle connerie tu vas faire … Il inclina la tête en plaquant les oreilles en arrière et dit simplement « bonjour ». Elle lui répondit sur un ton qui voulait bien admettre qu’il faisait jour, et que l’on pouvait selon le point de vue admettre qu’il était bon pour certains.

Elle quitta ce masque quand il présenta son passe de sécurité, l’authentifiant comme faisant partie de la vaste fraternité des agents de la loi et de l’ordre … Je souhaite faire transférer mes armes et mon armure de combat à bord du navire commercial Nyarlapompète à destination de Vonda. Merci de les confier à l’armurerie de bord et d’informer le capitaine et le commissaire de bord que je me tiens à leur disposition en cas de besoin. J’en prendrais possession à mon arrivée en territoire impérial.

Il remplit la fiche de transfert, se laissa authentifier et après avoir souhaité une bonne journée à la femelle quitta le réduit.

Prenant son temps il se dirigea en direction du salon d’attente de la compagnie de transport. Son billet lui donna droit à l’accès à un salon privé où les boissons et les mets étaient servis gratuitement. Il se servit une assiette de viande crue marinée, un grand verre de jus de prune et s’assit dos à un mur à une place qui lui permettait de voir la salle d’attente. Il commença à déguster sa viande en silence, se servant griffes métalliques prolongeant ses doigts … Il attendait ses compagnons de voyage, attentif à la foule.


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