2007-02-14, 08:46 PM
rappel de la derniere question:
Et bien, il va falloir que je vous explique le defaut de masse alors...
En math, il est evident que 1+1=2, et 2+2=4, etc...
en physique nucleaire, tout cela n'est pas evident à l'échelle où on regarde la matière. La somme de la masse de chaque proton et neutron, ne donne pas exactement la masse du noyau constitué.
masse de la somme des parties > masse du noyau
oui, il "manque" de la masse dans le noyau!
Cette masse n'a pas disparue à proprement dit, elle est présente sous forme d'énergie de liaison (E=mc²).
Donc quand vous cassez (fission) un noyau, vous récupérez une partie de cette énergie.
Maintenant, pourquoi quand on assemble des noyaux tres legers, on gagne aussi de l'energie?
Et bien parce que l'equilibre energetique est tres inegal entre les noyaux legers. Un Helium4 est beaucoup plus stable au niveau energetique qu'un isotope de l'hydrogene (deuterieum=H2, proton & neutron/ ou bien tritium=H3, proton&2neutrons), il reste donc possible de recuperer l'energie des isotopes instables en les fusionnant en un noyau stable.
Maintenant, je reponds à ta premiere question: quel est l'interet de separer les deux parties: generateur et propulseur?
Dans le cas du propulseur ionique, dont s'inspire à mon avis les mange-poussières, doit fonctionner comme un stato-réacteur. Ce qui implique que l'entrée et la sortie des 'poussieres' doit etre quasi-directe, quite à en detourner une partie pour alimenter le generateur à fusion qui fournit l'energie au systeme de propulsion.
Les poussieres entrent dans l'entonnoir à l'avant. Ces poussieres sont rassemblées/compressées par le simple déplacement de l'engin (ca engendre un leger freinage). On chauffe le tout en un plasma brulant (par compression dans un conduit reduit par exemple, ou en entretenant tres localement un plasma). Un spectrometre de masse separe l'hydrogene pur (leger et une fois positif), du reste des composants (pour le generateur à fusion). Une petite partie est donc détournée vers le generateur. La partie la plus pure en hydrogene continue vers l'arriere deja ionisée sous forme de plasma et canalisé par champs magnetiques. Arrive la partie propulsive: un champs electrostatique puissant (forte difference de potentiel electrique +/- ). Le proton (H+) est alors accelere tres fortement vers l'arriere de l'engin, et par contre reaction, pousse l'engin vers l'avant.
La masse ejectée est faible, mais la vitesse est relativiste! La poussée engendrée peut donc emmener notre mange-poussière à une vitesse aussi relativiste.
Le point positif du stato-reacteur, c'est qu'il n'a pas de partie mecanique entre l'entrée et la sortie, et donc le debit peut etre tres important.
Le point négatif, c'est qu'il faut une vitesse minimale, sinon, ca ne fonctionne tout simplement pas!
SPQR Wrote:C'est plus efficace ? Parce que de la partie propulsée isolée, il faudrait fournir de l'énergie supplémentaire pour créer ce second champs magnétique ?
Ce que je ne comprend pas non plus, c'est qu'avec la fusion de deux molécules simples, on obtient beaucoup d'énergie, un proton (ou un neutron) et une plus grosse molécule.
Que devient cette plus grosse molécule ?
Et bien, il va falloir que je vous explique le defaut de masse alors...
En math, il est evident que 1+1=2, et 2+2=4, etc...
en physique nucleaire, tout cela n'est pas evident à l'échelle où on regarde la matière. La somme de la masse de chaque proton et neutron, ne donne pas exactement la masse du noyau constitué.
masse de la somme des parties > masse du noyau
oui, il "manque" de la masse dans le noyau!
Cette masse n'a pas disparue à proprement dit, elle est présente sous forme d'énergie de liaison (E=mc²).
Donc quand vous cassez (fission) un noyau, vous récupérez une partie de cette énergie.
Maintenant, pourquoi quand on assemble des noyaux tres legers, on gagne aussi de l'energie?
Et bien parce que l'equilibre energetique est tres inegal entre les noyaux legers. Un Helium4 est beaucoup plus stable au niveau energetique qu'un isotope de l'hydrogene (deuterieum=H2, proton & neutron/ ou bien tritium=H3, proton&2neutrons), il reste donc possible de recuperer l'energie des isotopes instables en les fusionnant en un noyau stable.
Maintenant, je reponds à ta premiere question: quel est l'interet de separer les deux parties: generateur et propulseur?
Dans le cas du propulseur ionique, dont s'inspire à mon avis les mange-poussières, doit fonctionner comme un stato-réacteur. Ce qui implique que l'entrée et la sortie des 'poussieres' doit etre quasi-directe, quite à en detourner une partie pour alimenter le generateur à fusion qui fournit l'energie au systeme de propulsion.
Les poussieres entrent dans l'entonnoir à l'avant. Ces poussieres sont rassemblées/compressées par le simple déplacement de l'engin (ca engendre un leger freinage). On chauffe le tout en un plasma brulant (par compression dans un conduit reduit par exemple, ou en entretenant tres localement un plasma). Un spectrometre de masse separe l'hydrogene pur (leger et une fois positif), du reste des composants (pour le generateur à fusion). Une petite partie est donc détournée vers le generateur. La partie la plus pure en hydrogene continue vers l'arriere deja ionisée sous forme de plasma et canalisé par champs magnetiques. Arrive la partie propulsive: un champs electrostatique puissant (forte difference de potentiel electrique +/- ). Le proton (H+) est alors accelere tres fortement vers l'arriere de l'engin, et par contre reaction, pousse l'engin vers l'avant.
La masse ejectée est faible, mais la vitesse est relativiste! La poussée engendrée peut donc emmener notre mange-poussière à une vitesse aussi relativiste.
Le point positif du stato-reacteur, c'est qu'il n'a pas de partie mecanique entre l'entrée et la sortie, et donc le debit peut etre tres important.
Le point négatif, c'est qu'il faut une vitesse minimale, sinon, ca ne fonctionne tout simplement pas!
Tout à un prix, même les hommes ont le leur.