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Estébois
#45
… Ils n’allaient pas très loin : le quartier de la légation Parajienne était en orbite et n’occupait que quelques milliers de mètres carrés.

Ils terminèrent de se renseigner sur les bornes mises à disposition … Même à l’intérieur du coffre le petit Aragorn et globule pourraient rester en communication avec le réseau d’information et transmettre au communico interne de Gurvan et de Khrys le résultat de leur collecte.

Les renseignements qu’ils cherchaient furent rapidement trouvés :

Les habitants d’Estébois pratiquaient une forme un peu archaïque d’univerlang, avec des tournures de phrases et des accents locaux, mais tout à fait compréhensible. Un dictionnaire ou un digest de communication rapide seraient inutiles.
En ce qui concernait les objets technologiques qu’ils étaient autorisés à emmener avec eux, la liste était limitative.

Les moyens de communications, médicaux, de protections civiles étaient autorisés dans la limite d’un équipement par individu.

En ce qui concernait les armes intégrées elles étaient tolérées : un simple scan comparatif à l’entrée et à la sortie de la mémoire des armes permettrait de savoir à la sortie si elles avaient été utilisées. Dans ce cas il faudrait se justifier.
Les vibrodagues étaient elles aussi autorisées.

Néanmoins toute arme ou objet technologique serait recensé et devait être présenté au retour. Tout manquement, toute perte, tout vol, donnerait lieu à une amende salée s’élevant à une dizaine de fois le prix de l’objet en question.

Pour les moyens de paiement sur Estébois on utilisait des monnaies de fer pur, de bronze ou de cuivre, matières premières presque totalement absentes de la surface de la planète et d’autant plus rare.La quantité de ces métaux « stratégiques » autorisés à l’importation chaque année était strictement limités et se limitaient à quelques kilogrammes par visiteurs en fonction des quotas de chaque Cité Etat.… visiblement on faisait peu cas de l’or sur cette planète, au grand dam de Khrys.

***

Ces derniers renseignements pris ils approchèrent de la porte de Légation de Paraji qui s’effaça pour leur permettre de pénétrer dans un petit poste douane. Celui-ci était atypique pour une installation orbitale … lambrissé de bois ciré aux teintes claires qui laissaient place par endroit à des peintures pastelles bleues et vertes.

Il était tenu par un jeune homme dont la tenue paramilitaire à la coupe désuète, en tissu brun, s’accompagnait d’un sabre d’acier, de bottes en cuir et d’une casquette réglementaire.

Il était assisté par un douanier de la République du Cygne qui, comme ils le constatèrent bientôt, n’était là qu’en simple observateur, contresignant les documents et les transmettant.

Le jeune douanier, à l’aide d’un scan à main de fabrication républicaine les scanna un à un, nota avec soin chacune de leur arme, pesa les quantités de métal qu’ils transportaient avec eux et recensa avec la même précision maladive chacun de leur objets de haute technologique.

Cela fut assez long et devint interminable quand on en arriva à Sémirande et à ses systèmes embarqués … il dut faire appel à l’aide du douanier Républicain qui entreprit de lui montrer les pré-réglages « cyborg » présents dans la console. Visiblement c’était un cas de figure qui ne s’était jusque là jamais présenté pour le jeune douanier à ce qu’en compris Sémirande lors de leur échange à mi-voix.

Après qu’on leur ait fait contresigner le rapport final ils furent enfin autoriser à pénétrer au cœur de la légation. Cela les avait occupés une petite heure.

***

Le quartier de la légation était une courte ruelle assez haute de plafond dont les peintures en trompe l’œil évoquaient un ciel azur aux nuages orangés. De part et d’autre s’ouvraient des bâtiments, des façades devrait-on dire, qui reproduisaient une architecture antique d’immeubles de bois peints de couleurs pastels, aux fenêtres de verre … Il y avait là quelques boutiques qui proposaient des produits venant de la surface de la planète, un hôtel-restaurant et quelques habitations destinées aux membres permanents de la légation.

Il n’y avait pas grand monde, quelques membres de l’armée républicaine, en uniforme de sortie étaient en train de terminer leur repas en terrasse du restaurant et trois membres d’un même équipage, (l’étoile de Gaaj, au vu de leur marquage de blouson) étaient en train d’essayer de négocier des conserves alimentaires, une sorte de sauce de poisson, auprès d’un des rares commerçants ouvert.

Ils passèrent devant un des bâtiments qui retint leur attention : le consulat. Ils étaient attendus.

Un secrétaire, vêtu d’une livrée bleu au haut col rigide, les reçu et les guida jusqu’au bureau du Légat Malasar.
Ils pénétrèrent dans un bureau de taille relativement modeste, mais dont la large ouverture sur l’espace, plus précisément sur la surface de la planète, compensait l’exigüité.

Ici aussi le bois était omniprésent. Un planché ciré, une merveille de parqueterie aux motifs géométrique en trois essences, leur renvoyait leur reflet.

Dernière un bureau massif, marqueté, le Légat les attendait. C’était un homme âgé, vêtu avec des vêtements antiques de fibres naturelles richement ornées, qui portait la lourde chaine de fer de sa charge autour du cou et dont le crane, qu’on devinait chauve, se dissimulait sous la coiffe officielle de sa fonction.

Il consultait une console holographique qu’il éteignit à leur entrée. Il se redressa, l’appuyant lourdement sur le bureau pour ce faire, et leur désigna des chaises qui lui faisaient face.

Madame, messieurs. Prenez place je vous prie … Taro ? Merci de nous apporter quelques tasses et une décoction de Kolm.
Le secrétaire s’éloigna, referma la porte, les laissant seuls.

L’homme s’assit avec un soupir.

Il était vieux, certes, mais son regard ne trahissait nulle sénilité quand il les interrogea : Bien, que puis-je faire pour vous ? Mon ami, le Lieutenant Tawnee, m’a demandé de vous recevoir, mais ne m’a pas dit de quoi il s’agissait précisément. Il a simplement évoqué une affaire commerciale. Il croisa les mains sur son bureau, attendant leur réponse.
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