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		<title><![CDATA[Archives Galactiques  - Sur la Route...]]></title>
		<link>https://pbf.empiregalactique.site/</link>
		<description><![CDATA[Archives Galactiques  - https://pbf.empiregalactique.site]]></description>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 20:52:29 +0000</pubDate>
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		<item>
			<title><![CDATA[Retour à Viala]]></title>
			<link>https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1127</link>
			<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 15:35:48 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://pbf.empiregalactique.site/member.php?action=profile&uid=40">Gurv Hemmedeji</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1127</guid>
			<description><![CDATA[<a href="http://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=105&amp;t=1747&amp;p=28078#p28078" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Nous venons de là</a>.<br />
<br />
<span style="font-size: 15pt;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Viala, Amarzèle, Sol 28 Prime 1505 CS</span></span><br />
<br />
Cuperno d'Eol fit ses adieux une paire d'heures après l'atterrissage : il avait décidé de ne pas prolonger sa collaboration avec Lucifer Transports, et de re-tenter sa chance en tant que Routard du Vide. Il donna des instructions au formec de manutention du Lilith, qui chargea sa capsule d'astro-stop sur le chariot automatique qu'il avait loué et qui attendait à l'extérieur du hangar interne du navire, puis, accompagné de Gédéon, son fidèle cachaphire de Gamelo, il s'éloigna en direction du carré des stoppeurs.<br />
<br />
[hrp]A vous...[/hrp]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=105&amp;t=1747&amp;p=28078#p28078" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Nous venons de là</a>.<br />
<br />
<span style="font-size: 15pt;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Viala, Amarzèle, Sol 28 Prime 1505 CS</span></span><br />
<br />
Cuperno d'Eol fit ses adieux une paire d'heures après l'atterrissage : il avait décidé de ne pas prolonger sa collaboration avec Lucifer Transports, et de re-tenter sa chance en tant que Routard du Vide. Il donna des instructions au formec de manutention du Lilith, qui chargea sa capsule d'astro-stop sur le chariot automatique qu'il avait loué et qui attendait à l'extérieur du hangar interne du navire, puis, accompagné de Gédéon, son fidèle cachaphire de Gamelo, il s'éloigna en direction du carré des stoppeurs.<br />
<br />
[hrp]A vous...[/hrp]]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[... du nexus]]></title>
			<link>https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1118</link>
			<pubDate>Sat, 09 Mar 2013 19:51:50 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://pbf.empiregalactique.site/member.php?action=profile&uid=40">Gurv Hemmedeji</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1118</guid>
			<description><![CDATA[<a href="http://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=105&amp;t=1741&amp;start=300#p27842" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Nous venons de là.</a><br />
<br />
Il ne fallut que quelques minutes au système de bord du Lilith pour fournir la traduction des dernières entrées du journal de bord du Cortez d'Algol. Celle-ci s'afficha sur l'écran principal de la passerelle et sur les comsets des membres de l'équipe d'exploration.<br />
<br />
<blockquote class="mycode_quote"><cite>Altus Méranvil Wrote:</cite><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 28 / 7495-12-18 (temps objectif)</span><br />
<br />
H-1640 : Nous avons parcouru cinquante années-lumières depuis notre départ. Dans une demie-heure, nous allons frôler le halo cométaire de 5436 Reticuli, la seule étoile sur notre chemin, avant l'ultime correction de trajectoire en direction de Jenner.<br />
<br />
H-1705 : Il y a quelque chose d'étrange autour de 5436 Reticuli, et nous fonçons droit dessus. Stars y perd son latin. Impossible de décélérer ou de changer de direction, car d'après Bolts, l'amortisseur inertiel ne tiendrait pas le coup. Je n'ai pas vocation à finir en confiture de framboise sur le pont de mon navire, alors nous continuons. Plus que cinq minutes et nous en aurons le coeur net.<br />
<br />
H-1730 : Nous ne savons pas où nous sommes. Il n'y a quasiment plus aucune étoile visible à l'extérieur du vaisseau. Ce ne sont pas les systèmes de compensation optique qui sont en panne, mais l'Espace lui-même qui semble vide, à part une curieuse lueur bleutée à l'avant. Il n'y a plus aucun flux entrant de poussières mono-atomiques dans le collecteur, et pourtant, nous avons toujours la sensation d'avancer.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 29 / 7495-12-19 (temps objectif)</span><br />
<br />
Nous sommes toujours perdus dans un milieu qui n'est pas l'espace. Ou une région d'espace très particulière.<br />
<br />
Je vais essayer de décrire ce qui est arrivé hier. Ce que nous en avons perçu, du moins. Car je n'ai pas la moindre idée de ce qui se passe depuis que nous avons frôlé 5436 Reticuli. Personne à bord n'en a la moindre idée. Même Stars... Chloé, malgré ses douze années d'études dans le Corps des Spatiogateurs et son diplôme d'astrophysicienne.<br />
<br />
A H-1701 hier, les détecteurs à longue portée ont repéré une perturbation gravitationnelle à la lisière du halo cométaire de 5436 Reticuli. Cette anomalie présentait une structure sphérique complexe qui semblait créer des sortes d'ondes ou de rides concentriques dans le tissu même de l'espace et courber autour d'elle la trajectoire des radiations électromagnétiques dans un volume d'un rayon mesurable d'environ 325 Unités Astronomiques.<br />
<br />
Notre vecteur de déplacement était pointé sur cette chose et il nous était impossible d'effectuer la moindre correction de trajectoire à temps sans que le système d'amortissement inertiel ne lâche et que nous ne soyions écrasés sous des centaines de gravités. Nous avons donc continué notre route en décélérant sous 1g. Nous avons atteint l'anomalie à H-1724. Pendant un peu moins de trente secondes, l'Espace autour de nous a été pris de folie. Les étoiles ont commencé à bouger sur la voûte céleste et à changer de couleur, certaines se regroupant à l'arrière du navire et virant au rouge, d'autres se déplaçant vers l'avant et prenant une teinte bleue. Le phénomène s'est accentué alors que nous arrivions à une distance approximative de 65 UA du centre supposé de l'anomalie. Pendant quelques secondes, les étoiles rassemblées à la poupe et à la proue se sont étirées en long traits lumineux avant de fusionner en deux tâches de clarté. Au même moment, nous avons tous eu clairement mais très brièvement la sensation d'être retournés sur nous-mêmes.<br />
<br />
Une fraction de seconde plus tard, nous sommes parvenus au centre de l'anomalie. C'est alors que le système de bord a donné l'alerte en indiquant que le flux d'hydrogène dans le collecteur était brusquement tombé à zéro. J'ai fait aussitôt arrêter la propulsion et mettre la centrale à fusion en veille. Mais comme je l'indiquais hier, nous avions l'impression que le vaisseau était toujours en mouvement, et cette impression persiste encore. En quelques minutes, la clarté rousse qui nous suivait est passé au grenat et a continué à s'assombrir jusqu'à disparaître, tandis que la tâche bleutée qui nous fait face pâlissait graduellement. <br />
<br />
C'est Athlan qui a décrit le mieux le spectacle visible par les hublots d'observation et les écrans panoramiques : <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">"Le Cortez enjambe les ténèbres, poursuivi par un ogre dévoreur d'étoiles et observé par l'Oeil d'Ifni"</span>. J'espère que le monstre ne nous rattrapera pas.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 41 / 7495-12-31 (temps objectif)</span><br />
<br />
Keve et Athlan ont terminé la réparation de l'amortisseur inertiel. Il nous est impossible de le tester : même si la sensation de mouvement demeure, la propulsion est toujours arrêtée car le milieu où nous nous trouvons semble être un vide parfait et absolu, il n'y a aucun ion entrant dans le collecteur. Il nous est donc impossible de mesurer un taux quelconque d'accélération ou de décélération, réel ou amorti. J'ai de toutes façons le sentiment qu'il faudrait bien plus que nos quatre évents à plasma pour influer de quelques façons que ce soit sur notre vecteur de déplacement actuel... Pour autant que nous soyions en train de nous déplacer. Nos deux ingénieurs affirment que toutes les simulations qu'ils ont effectuées sont satisfaisantes et que l'amortisseur a retrouvé sa pleine capacité opérationnelle. Je leur fais confiance.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 51 / 7496-01-10 (temps objectif)</span><br />
<br />
Il y a 24 heures que nous sommes sortis de cette région de l'Espace où nous étions piégés depuis 22 jours. Mais à présent la situation est critique et notre Cortez n'est guère plus qu'un orbiteur lancé sur une trajectoire balistique.<br />
<br />
Il y a eu de nouveau cette sensation d'être retournés sur nous-mêmes, puis des gerbes d'étoiles ont jailli comme d'une fontaine lumineuse devant et derrière le vaisseau. Au bout de trente secondes, la voûte céleste avait repris son aspect normal. Avant même que j'en donne l'ordre, Athlan avait remis le collecteur et la propulsion en route, et Rachel avait commencé une manoeuvre de changement de trajectoire tout en décélérant à fond.<br />
<br />
Nous étions au beau milieu d'un halo cométaire. Nous n'étions plus dans les parages de 5436 Reticuli mais aux confins d'un système binaire. Cela, nous ne l'avons réalisé que plus tard : pour l'heure, les détecteurs étaient pris de folie car nous étions en train de traverser un nuage de gaz et de poussières et les alertes de proximité se succédaient. Nous avons viré sec sur un rayon de 7 jours-lumière et l'amortisseur inertiel a compensé les presque 50g d'accélération centrifuge. Mais deux impacts ont gravement endommagé le collecteur. Des graviers de la taille d'un ongle que le laser n'a pas pu vaporiser et que le filet EM n'a pas détourné. D'autres poussières microscopiques ont traversé les boucliers de protections et à la vitesse où nous allions, leur désintégration a produit des vagues de particules gamma qui ont irradié tout le navire y compris les quartiers habitables. Nous avons retourné le navire et continué la décélération, tuyères en avant à plein régime, en consommant le combustible des réservoirs. D'autres douches de particules ont arrosé le navire avant que nous ne réussissions à quitter la zone dangereuse.<br />
<br />
Nous avons placé le Cortez sur une orbite de transfert qui nous amènera à proximité de l'une des géantes joviennes du système dans douze semaines.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 52 / 7496-01-11 (temps objectif)</span><br />
<br />
Olias nous a examiné. Nous souffrons tous d'un syndrome d'irradiation aïgue. Il peut prolonger un peu notre temps de survie mais le bloc médical ne possède pas l'équipement lourd nécessaire pour traiter ce type d'affection. Nous sommes condamnés.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 55 / 7496-01-14 (temps objectif)</span><br />
<br />
Chloé a déterminé l'endroit où nous nous trouvons. Selon ses calculs, nous sommes à 48.000 années-lumière de 5436 Reticuli, de l'autre côté du centre de la Voie Lactée. Nous aurions donc été transportés à un autre endroit de l'Univers à une pseudo-vitesse de 89,9 années-lumière par heure pendant les 22 jours où nous somme restés à l'intérieur de cette anomalie spatiale. Chloé ne sait quel nom lui donner : selon elle, si c'était un trou de ver stable, le manque de contrôle de notre approche aurait dû réduire le navire en lambeaux. De plus, la théorie prévoit que le transit entre les deux points reliés par le trou de ver est instantané. Elle a essayé de nous expliquer la notion de Grand Univers que certains chercheurs de cette jeune Loge Tekno de TerraPrime ont échafaudée, avec différentes dimensions ou strates de réalité se transcendant l'une l'autre. Très poétique mais guère vraisemblable. Faute d'un meilleur terme, Chloé a appelé cette chose que nous avons traversée un chenal de transduction astrale. Personnellement, je préfère le surnom que lui a donné Athlan : l'EntreDeux.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 67 / 7496-01-26 (temps objectif)</span><br />
<br />
Nous avons confié Keve au vide de l'espace. Il arrivera à destination avant nous, de toutes les manières possibles.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 70 / 7496-01-29 (temps objectif)</span><br />
<br />
Chloé et Colin sont à l'infirmerie. Rachel est passée me voir avant de se rendre auprès de notre fille. Même avec ce foulard qu'elle met autour de son crâne depuis que ses cheveux sont tombés, elle reste la plus belle femme de l'Univers.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 72 / 7496-01-31 (temps objectif)</span><br />
<br />
Ma fille et son compagnon sont partis rejoindre Keve. Elle est au milieu des étoiles qu'elle aimait tant, et cette pensée adoucit ma peine. Je vais aller rendre visite à Rachel à l'antenne médicale.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 76 / 7496-02-04 (temps objectif)</span><br />
<br />
Elle s'en est allée hier. Alors qu'Olias et moi l'attendions pour commencer la cérémonie, Athlan a pris l'une des deux navettes de descente, a quitté le bord du Cortez puis a désactivé l'enceinte de confinement de la chambre à fusion. La sphère de plasma a complètement vaporisé son engin.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 78 / 7496-02-06 (temps objectif)</span><br />
<br />
Le capitaine Méranvil est décédé ce matin. Selon les instructions qu'il m'a laissées, lorsque j'aurai terminé d'enregistrer ce message, je transférerai le livre de bord dans les mémoires de la nacelle no 1 et j'en ferai une copie imprimée que je laisserai dans le coffre de son bureau. Je larguerai la nacelle après y avoir chargé le plan de vol établi par Chloé Méranvil... Puis je quitterai le bord à mon tour, et j'ouvrirai le casque de ma combinaison pressurisée.<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Lieutenant Commandeur Olias Konicek, médecin à bord du Cortez d'Algol.</span></blockquote>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=105&amp;t=1741&amp;start=300#p27842" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Nous venons de là.</a><br />
<br />
Il ne fallut que quelques minutes au système de bord du Lilith pour fournir la traduction des dernières entrées du journal de bord du Cortez d'Algol. Celle-ci s'afficha sur l'écran principal de la passerelle et sur les comsets des membres de l'équipe d'exploration.<br />
<br />
<blockquote class="mycode_quote"><cite>Altus Méranvil Wrote:</cite><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 28 / 7495-12-18 (temps objectif)</span><br />
<br />
H-1640 : Nous avons parcouru cinquante années-lumières depuis notre départ. Dans une demie-heure, nous allons frôler le halo cométaire de 5436 Reticuli, la seule étoile sur notre chemin, avant l'ultime correction de trajectoire en direction de Jenner.<br />
<br />
H-1705 : Il y a quelque chose d'étrange autour de 5436 Reticuli, et nous fonçons droit dessus. Stars y perd son latin. Impossible de décélérer ou de changer de direction, car d'après Bolts, l'amortisseur inertiel ne tiendrait pas le coup. Je n'ai pas vocation à finir en confiture de framboise sur le pont de mon navire, alors nous continuons. Plus que cinq minutes et nous en aurons le coeur net.<br />
<br />
H-1730 : Nous ne savons pas où nous sommes. Il n'y a quasiment plus aucune étoile visible à l'extérieur du vaisseau. Ce ne sont pas les systèmes de compensation optique qui sont en panne, mais l'Espace lui-même qui semble vide, à part une curieuse lueur bleutée à l'avant. Il n'y a plus aucun flux entrant de poussières mono-atomiques dans le collecteur, et pourtant, nous avons toujours la sensation d'avancer.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 29 / 7495-12-19 (temps objectif)</span><br />
<br />
Nous sommes toujours perdus dans un milieu qui n'est pas l'espace. Ou une région d'espace très particulière.<br />
<br />
Je vais essayer de décrire ce qui est arrivé hier. Ce que nous en avons perçu, du moins. Car je n'ai pas la moindre idée de ce qui se passe depuis que nous avons frôlé 5436 Reticuli. Personne à bord n'en a la moindre idée. Même Stars... Chloé, malgré ses douze années d'études dans le Corps des Spatiogateurs et son diplôme d'astrophysicienne.<br />
<br />
A H-1701 hier, les détecteurs à longue portée ont repéré une perturbation gravitationnelle à la lisière du halo cométaire de 5436 Reticuli. Cette anomalie présentait une structure sphérique complexe qui semblait créer des sortes d'ondes ou de rides concentriques dans le tissu même de l'espace et courber autour d'elle la trajectoire des radiations électromagnétiques dans un volume d'un rayon mesurable d'environ 325 Unités Astronomiques.<br />
<br />
Notre vecteur de déplacement était pointé sur cette chose et il nous était impossible d'effectuer la moindre correction de trajectoire à temps sans que le système d'amortissement inertiel ne lâche et que nous ne soyions écrasés sous des centaines de gravités. Nous avons donc continué notre route en décélérant sous 1g. Nous avons atteint l'anomalie à H-1724. Pendant un peu moins de trente secondes, l'Espace autour de nous a été pris de folie. Les étoiles ont commencé à bouger sur la voûte céleste et à changer de couleur, certaines se regroupant à l'arrière du navire et virant au rouge, d'autres se déplaçant vers l'avant et prenant une teinte bleue. Le phénomène s'est accentué alors que nous arrivions à une distance approximative de 65 UA du centre supposé de l'anomalie. Pendant quelques secondes, les étoiles rassemblées à la poupe et à la proue se sont étirées en long traits lumineux avant de fusionner en deux tâches de clarté. Au même moment, nous avons tous eu clairement mais très brièvement la sensation d'être retournés sur nous-mêmes.<br />
<br />
Une fraction de seconde plus tard, nous sommes parvenus au centre de l'anomalie. C'est alors que le système de bord a donné l'alerte en indiquant que le flux d'hydrogène dans le collecteur était brusquement tombé à zéro. J'ai fait aussitôt arrêter la propulsion et mettre la centrale à fusion en veille. Mais comme je l'indiquais hier, nous avions l'impression que le vaisseau était toujours en mouvement, et cette impression persiste encore. En quelques minutes, la clarté rousse qui nous suivait est passé au grenat et a continué à s'assombrir jusqu'à disparaître, tandis que la tâche bleutée qui nous fait face pâlissait graduellement. <br />
<br />
C'est Athlan qui a décrit le mieux le spectacle visible par les hublots d'observation et les écrans panoramiques : <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">"Le Cortez enjambe les ténèbres, poursuivi par un ogre dévoreur d'étoiles et observé par l'Oeil d'Ifni"</span>. J'espère que le monstre ne nous rattrapera pas.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 41 / 7495-12-31 (temps objectif)</span><br />
<br />
Keve et Athlan ont terminé la réparation de l'amortisseur inertiel. Il nous est impossible de le tester : même si la sensation de mouvement demeure, la propulsion est toujours arrêtée car le milieu où nous nous trouvons semble être un vide parfait et absolu, il n'y a aucun ion entrant dans le collecteur. Il nous est donc impossible de mesurer un taux quelconque d'accélération ou de décélération, réel ou amorti. J'ai de toutes façons le sentiment qu'il faudrait bien plus que nos quatre évents à plasma pour influer de quelques façons que ce soit sur notre vecteur de déplacement actuel... Pour autant que nous soyions en train de nous déplacer. Nos deux ingénieurs affirment que toutes les simulations qu'ils ont effectuées sont satisfaisantes et que l'amortisseur a retrouvé sa pleine capacité opérationnelle. Je leur fais confiance.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 51 / 7496-01-10 (temps objectif)</span><br />
<br />
Il y a 24 heures que nous sommes sortis de cette région de l'Espace où nous étions piégés depuis 22 jours. Mais à présent la situation est critique et notre Cortez n'est guère plus qu'un orbiteur lancé sur une trajectoire balistique.<br />
<br />
Il y a eu de nouveau cette sensation d'être retournés sur nous-mêmes, puis des gerbes d'étoiles ont jailli comme d'une fontaine lumineuse devant et derrière le vaisseau. Au bout de trente secondes, la voûte céleste avait repris son aspect normal. Avant même que j'en donne l'ordre, Athlan avait remis le collecteur et la propulsion en route, et Rachel avait commencé une manoeuvre de changement de trajectoire tout en décélérant à fond.<br />
<br />
Nous étions au beau milieu d'un halo cométaire. Nous n'étions plus dans les parages de 5436 Reticuli mais aux confins d'un système binaire. Cela, nous ne l'avons réalisé que plus tard : pour l'heure, les détecteurs étaient pris de folie car nous étions en train de traverser un nuage de gaz et de poussières et les alertes de proximité se succédaient. Nous avons viré sec sur un rayon de 7 jours-lumière et l'amortisseur inertiel a compensé les presque 50g d'accélération centrifuge. Mais deux impacts ont gravement endommagé le collecteur. Des graviers de la taille d'un ongle que le laser n'a pas pu vaporiser et que le filet EM n'a pas détourné. D'autres poussières microscopiques ont traversé les boucliers de protections et à la vitesse où nous allions, leur désintégration a produit des vagues de particules gamma qui ont irradié tout le navire y compris les quartiers habitables. Nous avons retourné le navire et continué la décélération, tuyères en avant à plein régime, en consommant le combustible des réservoirs. D'autres douches de particules ont arrosé le navire avant que nous ne réussissions à quitter la zone dangereuse.<br />
<br />
Nous avons placé le Cortez sur une orbite de transfert qui nous amènera à proximité de l'une des géantes joviennes du système dans douze semaines.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 52 / 7496-01-11 (temps objectif)</span><br />
<br />
Olias nous a examiné. Nous souffrons tous d'un syndrome d'irradiation aïgue. Il peut prolonger un peu notre temps de survie mais le bloc médical ne possède pas l'équipement lourd nécessaire pour traiter ce type d'affection. Nous sommes condamnés.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 55 / 7496-01-14 (temps objectif)</span><br />
<br />
Chloé a déterminé l'endroit où nous nous trouvons. Selon ses calculs, nous sommes à 48.000 années-lumière de 5436 Reticuli, de l'autre côté du centre de la Voie Lactée. Nous aurions donc été transportés à un autre endroit de l'Univers à une pseudo-vitesse de 89,9 années-lumière par heure pendant les 22 jours où nous somme restés à l'intérieur de cette anomalie spatiale. Chloé ne sait quel nom lui donner : selon elle, si c'était un trou de ver stable, le manque de contrôle de notre approche aurait dû réduire le navire en lambeaux. De plus, la théorie prévoit que le transit entre les deux points reliés par le trou de ver est instantané. Elle a essayé de nous expliquer la notion de Grand Univers que certains chercheurs de cette jeune Loge Tekno de TerraPrime ont échafaudée, avec différentes dimensions ou strates de réalité se transcendant l'une l'autre. Très poétique mais guère vraisemblable. Faute d'un meilleur terme, Chloé a appelé cette chose que nous avons traversée un chenal de transduction astrale. Personnellement, je préfère le surnom que lui a donné Athlan : l'EntreDeux.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 67 / 7496-01-26 (temps objectif)</span><br />
<br />
Nous avons confié Keve au vide de l'espace. Il arrivera à destination avant nous, de toutes les manières possibles.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 70 / 7496-01-29 (temps objectif)</span><br />
<br />
Chloé et Colin sont à l'infirmerie. Rachel est passée me voir avant de se rendre auprès de notre fille. Même avec ce foulard qu'elle met autour de son crâne depuis que ses cheveux sont tombés, elle reste la plus belle femme de l'Univers.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 72 / 7496-01-31 (temps objectif)</span><br />
<br />
Ma fille et son compagnon sont partis rejoindre Keve. Elle est au milieu des étoiles qu'elle aimait tant, et cette pensée adoucit ma peine. Je vais aller rendre visite à Rachel à l'antenne médicale.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 76 / 7496-02-04 (temps objectif)</span><br />
<br />
Elle s'en est allée hier. Alors qu'Olias et moi l'attendions pour commencer la cérémonie, Athlan a pris l'une des deux navettes de descente, a quitté le bord du Cortez puis a désactivé l'enceinte de confinement de la chambre à fusion. La sphère de plasma a complètement vaporisé son engin.<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Jour 78 / 7496-02-06 (temps objectif)</span><br />
<br />
Le capitaine Méranvil est décédé ce matin. Selon les instructions qu'il m'a laissées, lorsque j'aurai terminé d'enregistrer ce message, je transférerai le livre de bord dans les mémoires de la nacelle no 1 et j'en ferai une copie imprimée que je laisserai dans le coffre de son bureau. Je larguerai la nacelle après y avoir chargé le plan de vol établi par Chloé Méranvil... Puis je quitterai le bord à mon tour, et j'ouvrirai le casque de ma combinaison pressurisée.<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Lieutenant Commandeur Olias Konicek, médecin à bord du Cortez d'Algol.</span></blockquote>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[... d'étoiles lointaines]]></title>
			<link>https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1113</link>
			<pubDate>Fri, 04 Jan 2013 11:09:57 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://pbf.empiregalactique.site/member.php?action=profile&uid=44">Virik Kiikti</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1113</guid>
			<description><![CDATA[Virik s’était reposé et avait repris une routine de travail … <br />
<br />
Entrainement individuel, cours de combat à mains nues, mise en place de scénarios informatiques et tests de ceux-ci en grandeur réelle, vérification du matériel de secours et du fonctionnement des protocoles d’alerte : le travail ne manquait pas.<br />
<br />
Il demanda cependant à madame Axl, si elle en avait l’envie et le temps, qu’ils passent quelques temps ensemble à tester et entrainer leurs capacités mentales.<br />
<br />
Son lieu de travail habituel était son poste sur la passerelle … C’est là qu’il interpela monsieur Eron qui tenait le plot, alors qu’ils étaient en phase d’émersion en espace newtonien.<br />
<br />
<span style="color: #BF4080;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Monsieur Eron, le signal qui est parvenu à la station semblait être directionnel … Ce qui signifie que sa source entendait communiquer ou se signaler à quelque chose qui se trouve ou se trouvait sur la trajectoire. Qu’en pensez-vous ?</span></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Virik s’était reposé et avait repris une routine de travail … <br />
<br />
Entrainement individuel, cours de combat à mains nues, mise en place de scénarios informatiques et tests de ceux-ci en grandeur réelle, vérification du matériel de secours et du fonctionnement des protocoles d’alerte : le travail ne manquait pas.<br />
<br />
Il demanda cependant à madame Axl, si elle en avait l’envie et le temps, qu’ils passent quelques temps ensemble à tester et entrainer leurs capacités mentales.<br />
<br />
Son lieu de travail habituel était son poste sur la passerelle … C’est là qu’il interpela monsieur Eron qui tenait le plot, alors qu’ils étaient en phase d’émersion en espace newtonien.<br />
<br />
<span style="color: #BF4080;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Monsieur Eron, le signal qui est parvenu à la station semblait être directionnel … Ce qui signifie que sa source entendait communiquer ou se signaler à quelque chose qui se trouve ou se trouvait sur la trajectoire. Qu’en pensez-vous ?</span></span>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[L'autre Tracevide]]></title>
			<link>https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1108</link>
			<pubDate>Tue, 18 Dec 2012 00:11:44 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://pbf.empiregalactique.site/member.php?action=profile&uid=0">Sémirande</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1108</guid>
			<description><![CDATA[[Zen]<br />
Sémirande avait parfaitement suivi les échanges de tirs entre les deux Tracevide et leur Lilith. Elle avait ressenti dans son corps cybernétique l'ébranlement causé par l'impact sur la coque. Cela n'avait pas le moins du monde affecté sa concentration. Non pas qu'elle ignorât la peur. "<span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">Seuls les idiots n'ont pas peur !</span></span>" aimait-elle à répéter. Mais assister à un combat, impuissante, enfermée dans un habitacle, un hangar, si ce n'était tout simplement sa cabine, cette situation lui était familière.<br />
On s'habituait<br />
Mais cela ne laissait jamais indifférent.<br />
Une règle d'or dans ce cas était de s'occuper le corps et l'esprit ; et pour l'heure elle était servie.<br />
Sémirande était une Navyborg expérimentée, mais jamais elle n'avait ressenti le pilotage à la façon d'un Gurvan, pour lequel le vaisseau était une extension de son corps. Lui tendait un bras pour pointer un scanner, marchait ou courait pour faire s'avancer son engin, s'agenouillait pour le mettre en vol stationnaire. Sémirande, elle, devenait la machine, son corps disparaissait quand elle pilotait. Elle <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">était</span> le vaisseau.<br />
C'était deux façons de concevoir cette discipline, et l'une valait bien l'autre.<br />
Pour le Méka, le problème se posait différemment, à cause de l'anthropomorphisme de la machine. Sémirande se concentra un moment, repassant calmement les milliers de lignes du mode opératoire pour s'en imprégner une fois encore. Cependant, elle termina cette opération en murmurant <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">"N'oublie pas que ce sont tes jambes tes bras, tes mains."</span></span><br />
Cela fait elle éteignit tous les affichages, jusqu'à la plus petite lumière, et activa son engin. Il lui sembla grandir d'un coup, et bien que le hangar fut plongé dans l'obscurité, elle le vit distinctement se réduire aux dimensions d'une boite tout juste suffisante pour contenir ce second corps mécanique...<br />
Bien. Elle dépressurisa le hangar, non pas en vidant l'air vers l'extérieur (ce qui aurait provoqué un nuage de vapeur trop reconnaissable) mais en le faisant réintégrer les réservoirs de Lilith. Et l'air contenu dans l'habitacle suivit le même chemin. Cela prit trente secondes.<br />
Ouverture des portes.<br />
Il n'y eut pas de vantaux pivotant avec majesté. C'était plus moderne que cela. Cette partie de la coque était énergisée de façon très particulière. Elle disparut simplement, tandis que la lumière du soleil entrait à flot dans cette encoche où le Formec, maintenant bien visible, commençait à plier ses jambes.<br />
Oui, parce que Sémirande ne voulait pas utiliser encore ses moteurs ioniques. D'abord le flux de particules brûlantes aurait pu salir voir endommager le fond du hangar. Ensuite, c'était tellement plus jouissif de...<br />
Les jambes se détendirent, et l'engin se propulsa dans le vide, en direction d'un astéroïde tout proche. Pas question de l'atteindre ainsi, certes, mais durant les quelques secondes qu'elle mit à atteindre la distance de sécurité qu'elle s'était fixée, la jeune femme se prit <a href="http://www.youtube.com/watch?v=JgjmFBX34zc" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">pour</a>... non, rien, oubliez.<br />
Elle alluma les ioniques, dont la puissance était sans commune mesure avec les systèmes produits par les engins des débuts des ère spatiales. Elle ne donna qu'une impulsion, et sonda la surface grise qui s'approchait à bonne vitesse. De la roche (chondrites carbonées) et de la glace. <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF4000;" class="mycode_color">Hum, de quoi fabriquer une jolie villa loin de tout !</span></span> se dit-elle alors qu'elle atterrissait mi freinant aux ioniques, mi pliant les jambes. La gravité était quasi nulle, évidemment, et c'est en rampant à moitié qu'elle se déplaça vers l'autre face située à cinq cent mètres.<br />
Nouvel appui, nouvel élan et nouveau saut, plus long celui-ci.<br />
Elle était <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">très</span> vulnérable maintenant. L'équipage du Tracevide bord à bord avec la Lilith devait être bien occupé. Mais celui que Gurvan avait envoyé dinguer à 150 km pouvait avoir récupéré plus vite.<br />
Pourtant... il y avait quelque chose d'immensément poétique à sauter ainsi de roche en roche, perdue dans le vide, voyant l'astéroïde qu'elle venait de quitter se transformer en un point lumineux tandis que l'aiguille de lumière qu'elle visait se rapprochait à son tour. Elle en oublia un moment le danger qui la menaçait et contre lequel elle ne pouvait rien : un coup de laser sur son Méka quasi-impuissant dans cette posture. A un moment, elle prit même deux ou trois précieuses secondes pour s'émerveiller des feux de Saint-Elme que les vents solaires faisaient naître sur sa carapace. Un moment surréaliste, entre joie enfantine et menace de mort.<br />
Elle s'approcha cependant sans incident de son objectif. Il était collé à un bloc de glace d'eau que les impuretés qu'elle contenait transformait en une sorte de pierre précieuse mandarine. Sémi regretta que l'astre solaire n'eût pas plutôt été blanc ou jaune, cela aurait donné un vert émeraude superbe.<br />
Le Tracevide devait avoir "morflé", mais pas tant que cela ; la preuve étant qu'il utilisait la masse gelée comme écran aux tirs éventuels de la Lilith. Il était donc encore manœuvrant et elle allait devoir être prudente.<br />
Utilisant elle aussi le gros glaçon comme écran, elle s'approcha, priant les dieux qu'ils ne la vissent pas par transparence. Sans utiliser les ioniques, elle atterrit sur la surface qui s'effrita, s'y enfonçant jusqu'aux genoux. Elle se dégagea cependant assez vite, et rampa de nouveau vers son objectif. Il y avait trois kilomètres à faire là, qu'elle parcourut du plus vite qu'elle put, ses mains prenant des prises dont une sur deux se désagrégeait. Se retournant, elle vit qu'un joli sillage de paillettes gelées s'élevaient au-dessus du chemin qu'elle s'était frayée. <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF4000;" class="mycode_color">"Mèèèèr...credi !"</span></span> Mais avec les ioniques cela aurait été pire. <br />
Encore une crête de glace et... non, il y en avait une autre derrière. Là, maintenant... eh bien non.<br />
Les petites crevasses se succédaient encore et encore et l'horizon si proche ne permettait pas d'appréhender correctement la distance restant à parcourir. Quand passer un coup de sonde actif, autant allumer la radio et dire <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">"Coucou j'arrive !"</span></span><br />
Et brutalement, elle tomba nez à nez dessus. Il avait sorti des amarres matérielles pour s'accrocher au bloc, sans doute pour la même raison qui avait dissuadé Sémi d'utiliser ses détecteurs actifs : la discrétion.<br />
Elle décida de prendre une seconde ou deux pour mesurer la situation. Et évidemment ce fut à ce moment là qu'il commença à rétracter ses ancres.<br />
Sémirande poussa un cri sauvage en sautant d'une détente vigoureuse, et tous moteurs crachant, sur sa cible.<br />
Comme sur tous ces petits vaisseaux, ce devait être un pilotage arrière. Elle atterrit sur la coque, s'ancra et tira à l'endroit approximatif où devaient se situer une partie de l'avionique. Son canon laser était à bout touchant.<br />
Elle espérait que les systèmes n'étaient pas trop redondants, parce que là...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[[Zen]<br />
Sémirande avait parfaitement suivi les échanges de tirs entre les deux Tracevide et leur Lilith. Elle avait ressenti dans son corps cybernétique l'ébranlement causé par l'impact sur la coque. Cela n'avait pas le moins du monde affecté sa concentration. Non pas qu'elle ignorât la peur. "<span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">Seuls les idiots n'ont pas peur !</span></span>" aimait-elle à répéter. Mais assister à un combat, impuissante, enfermée dans un habitacle, un hangar, si ce n'était tout simplement sa cabine, cette situation lui était familière.<br />
On s'habituait<br />
Mais cela ne laissait jamais indifférent.<br />
Une règle d'or dans ce cas était de s'occuper le corps et l'esprit ; et pour l'heure elle était servie.<br />
Sémirande était une Navyborg expérimentée, mais jamais elle n'avait ressenti le pilotage à la façon d'un Gurvan, pour lequel le vaisseau était une extension de son corps. Lui tendait un bras pour pointer un scanner, marchait ou courait pour faire s'avancer son engin, s'agenouillait pour le mettre en vol stationnaire. Sémirande, elle, devenait la machine, son corps disparaissait quand elle pilotait. Elle <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">était</span> le vaisseau.<br />
C'était deux façons de concevoir cette discipline, et l'une valait bien l'autre.<br />
Pour le Méka, le problème se posait différemment, à cause de l'anthropomorphisme de la machine. Sémirande se concentra un moment, repassant calmement les milliers de lignes du mode opératoire pour s'en imprégner une fois encore. Cependant, elle termina cette opération en murmurant <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">"N'oublie pas que ce sont tes jambes tes bras, tes mains."</span></span><br />
Cela fait elle éteignit tous les affichages, jusqu'à la plus petite lumière, et activa son engin. Il lui sembla grandir d'un coup, et bien que le hangar fut plongé dans l'obscurité, elle le vit distinctement se réduire aux dimensions d'une boite tout juste suffisante pour contenir ce second corps mécanique...<br />
Bien. Elle dépressurisa le hangar, non pas en vidant l'air vers l'extérieur (ce qui aurait provoqué un nuage de vapeur trop reconnaissable) mais en le faisant réintégrer les réservoirs de Lilith. Et l'air contenu dans l'habitacle suivit le même chemin. Cela prit trente secondes.<br />
Ouverture des portes.<br />
Il n'y eut pas de vantaux pivotant avec majesté. C'était plus moderne que cela. Cette partie de la coque était énergisée de façon très particulière. Elle disparut simplement, tandis que la lumière du soleil entrait à flot dans cette encoche où le Formec, maintenant bien visible, commençait à plier ses jambes.<br />
Oui, parce que Sémirande ne voulait pas utiliser encore ses moteurs ioniques. D'abord le flux de particules brûlantes aurait pu salir voir endommager le fond du hangar. Ensuite, c'était tellement plus jouissif de...<br />
Les jambes se détendirent, et l'engin se propulsa dans le vide, en direction d'un astéroïde tout proche. Pas question de l'atteindre ainsi, certes, mais durant les quelques secondes qu'elle mit à atteindre la distance de sécurité qu'elle s'était fixée, la jeune femme se prit <a href="http://www.youtube.com/watch?v=JgjmFBX34zc" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">pour</a>... non, rien, oubliez.<br />
Elle alluma les ioniques, dont la puissance était sans commune mesure avec les systèmes produits par les engins des débuts des ère spatiales. Elle ne donna qu'une impulsion, et sonda la surface grise qui s'approchait à bonne vitesse. De la roche (chondrites carbonées) et de la glace. <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF4000;" class="mycode_color">Hum, de quoi fabriquer une jolie villa loin de tout !</span></span> se dit-elle alors qu'elle atterrissait mi freinant aux ioniques, mi pliant les jambes. La gravité était quasi nulle, évidemment, et c'est en rampant à moitié qu'elle se déplaça vers l'autre face située à cinq cent mètres.<br />
Nouvel appui, nouvel élan et nouveau saut, plus long celui-ci.<br />
Elle était <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">très</span> vulnérable maintenant. L'équipage du Tracevide bord à bord avec la Lilith devait être bien occupé. Mais celui que Gurvan avait envoyé dinguer à 150 km pouvait avoir récupéré plus vite.<br />
Pourtant... il y avait quelque chose d'immensément poétique à sauter ainsi de roche en roche, perdue dans le vide, voyant l'astéroïde qu'elle venait de quitter se transformer en un point lumineux tandis que l'aiguille de lumière qu'elle visait se rapprochait à son tour. Elle en oublia un moment le danger qui la menaçait et contre lequel elle ne pouvait rien : un coup de laser sur son Méka quasi-impuissant dans cette posture. A un moment, elle prit même deux ou trois précieuses secondes pour s'émerveiller des feux de Saint-Elme que les vents solaires faisaient naître sur sa carapace. Un moment surréaliste, entre joie enfantine et menace de mort.<br />
Elle s'approcha cependant sans incident de son objectif. Il était collé à un bloc de glace d'eau que les impuretés qu'elle contenait transformait en une sorte de pierre précieuse mandarine. Sémi regretta que l'astre solaire n'eût pas plutôt été blanc ou jaune, cela aurait donné un vert émeraude superbe.<br />
Le Tracevide devait avoir "morflé", mais pas tant que cela ; la preuve étant qu'il utilisait la masse gelée comme écran aux tirs éventuels de la Lilith. Il était donc encore manœuvrant et elle allait devoir être prudente.<br />
Utilisant elle aussi le gros glaçon comme écran, elle s'approcha, priant les dieux qu'ils ne la vissent pas par transparence. Sans utiliser les ioniques, elle atterrit sur la surface qui s'effrita, s'y enfonçant jusqu'aux genoux. Elle se dégagea cependant assez vite, et rampa de nouveau vers son objectif. Il y avait trois kilomètres à faire là, qu'elle parcourut du plus vite qu'elle put, ses mains prenant des prises dont une sur deux se désagrégeait. Se retournant, elle vit qu'un joli sillage de paillettes gelées s'élevaient au-dessus du chemin qu'elle s'était frayée. <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF4000;" class="mycode_color">"Mèèèèr...credi !"</span></span> Mais avec les ioniques cela aurait été pire. <br />
Encore une crête de glace et... non, il y en avait une autre derrière. Là, maintenant... eh bien non.<br />
Les petites crevasses se succédaient encore et encore et l'horizon si proche ne permettait pas d'appréhender correctement la distance restant à parcourir. Quand passer un coup de sonde actif, autant allumer la radio et dire <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">"Coucou j'arrive !"</span></span><br />
Et brutalement, elle tomba nez à nez dessus. Il avait sorti des amarres matérielles pour s'accrocher au bloc, sans doute pour la même raison qui avait dissuadé Sémi d'utiliser ses détecteurs actifs : la discrétion.<br />
Elle décida de prendre une seconde ou deux pour mesurer la situation. Et évidemment ce fut à ce moment là qu'il commença à rétracter ses ancres.<br />
Sémirande poussa un cri sauvage en sautant d'une détente vigoureuse, et tous moteurs crachant, sur sa cible.<br />
Comme sur tous ces petits vaisseaux, ce devait être un pilotage arrière. Elle atterrit sur la coque, s'ancra et tira à l'endroit approximatif où devaient se situer une partie de l'avionique. Son canon laser était à bout touchant.<br />
Elle espérait que les systèmes n'étaient pas trop redondants, parce que là...]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[... de Viala]]></title>
			<link>https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1096</link>
			<pubDate>Sat, 20 Oct 2012 17:27:27 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://pbf.empiregalactique.site/member.php?action=profile&uid=40">Gurv Hemmedeji</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1096</guid>
			<description><![CDATA[<a href="http://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=103&amp;t=1723&amp;start=100#p26895" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Nous venons de là.</a><br />
<br />
<span style="font-size: 15pt;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Epsilon Agrippines, Prias, Sol 14 Prime 1505 CS (11505 AD)</span></span><br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">[Célébration]</span><br />
<br />
Toute la Team Roquette revint au Bellizio à la dix-huitième heure. Ils se retrouvèrent à la vingtième heure à la Comète d'Argent, ce restaurant situé sur l'une des terrasses en façade de l'hôtel où Sémirande avait déjeuné avec l'équipe Bolt Racing. Ils y furent rejoints par Cyrelle Berkol, ravissante dans sa courte robe noire, et Pénélope Jolikker, vêtue de cuir moulant. La nouvellement promue chef mécanicienne de Bolt Racing leur annonça que Ser Vanko Danjoum avait quitté l'écurie quelques heures après l'arrivée du Grand Prix.<br />
<br />
Ils passèrent le début de soirée autour d'un repas raffiné et  relativement copieux, avec discrète petite musique de fond, lumière tamisée, reproductions d'oeuvres d'art humaines et ET aux murs et sur des présentoirs, loufiats en livrée attentifs à remplir les verres dès qu'ils commençaient à se vider, maître d'hôtel dédié qui vint s'enquérir plusieurs fois pendant le repas de leur degré de satisfaction.<br />
<br />
A la vingt-deuxième heure, alors que la nuit était tombée sous le dôme, ils purent admirer le fameux spectacle des <a href="http://www.youtube.com/watch?v=zhHMUKn5dhQ" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Fontaines Célestes</a> mêlant jets d'eau d'une centaine de mètres de haut, musique et projections holographiques. En l'occurrence, il s'agissait de l'histoire de l'Etoile Blanche, un paquebot Classe V de type Céphéïde qui avait fait naufrage cinq siècles plus tôt en essayant de traverser une Cathédrale. L'adaptation en dramatique TriD y mêlait une histoire d'amour fictive entre une passagère fortunée et un clandestin sans le sou, et le thème principal était chanté par une célèbre vedette de l'art lyrique Franchouilly.<br />
<br />
Puis ils se séparèrent en arrivant au Blossom Blast, l'une des boîtes de nuit du Bellizio. Certains allèrent au club cozy du niveau supérieur, et confortablement installés dans les profonds fauteuils à suspension antigrav, dégustèrent des alcools rares et fumèrent des tabacs venant d'une dizaine de secteurs galactiques différents tout en refaisant l'Empire. D'autres descendirent un niveau intermédiaire du club pour se déhancher sur la piste de danse à gravité variable et consommer des cocktails étranges préparés acrobatiquement par des serveurs et barmaids synthés à la spectaculaire habileté robotique.<br />
<br />
La fin de soirée et la nuit furent calmes pour certains, et plus mouvementées pour d'autres...<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">[Le lendemain]</span><br />
<br />
Ils avaient quartier libre toute la matinée. Le commandant Antillès leur avait demandé d'être tous de retour au Lilith à la treizième heure pour une petite réunion informelle dans le cabanon forestier du jardin d'agrément, ainsi que pour préparer le décollage prévu en fin de journée.<br />
<br />
Gurvan avait fait préparer à l'autochef un déjeuner léger de grillades autour du brasero à fusion froide conçu et fabriqué par Ser Skroblllz, qui d'ailleurs était présent, ainsi que ses deux congénères.<br />
<br />
Il prit la parole à la fin du repas :<br />
<br />
<span style="color: #BF4080;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">"Bon, on va la faire courte parce qu'on a du boulot qui nous attend..."<br />
<br />
"D'abord, je ne reprends le commandement que pour assouplir les relations qui se sont tendues dans l'équipage ces derniers temps. J'ai encore six mois de service à faire dans l'Astromarine Alliée et je compte bien les effectuer d'ici la fin de l'année.<br />
<br />
"Du point de vue du rôle l'équipage :<br />
<br />
"Côté Salle des Machines : RAS, l'équipe est en place et fonctionne correctement.<br />
<br />
"Côté Passerelle : nous aurons donc trois pilotes dont deux Rosa, ce qui est un luxe sur un navire de la taille du Lilith. Eron, je crois savoir que tu es astrogateur spécialiste, ce qui est un avantage certain quand il s'agit d'aller se balader en Espace inconnu. Nous avons également deux Fleuristes accomplis, Sémirande et moi-même.<br />
<br />
"Pas de changement en ce qui concerne les affectations de Djal, Cuperno et Khrys :  Djal reste notre opérateur InfoCom et Senseurs, Cuperno notre principal Commissaire de bord responsable du bien-être de nos éventuels passagers, et Khrys continue de s'occuper des relations publiques et de la gestion financière et administrative de la société en tant que Directeur Général de Lucifer Transports.<br />
<br />
"Virik, je te confirme dans le poste de Prévôt de bord et commissaire adjoint."</span></span><br />
<br />
Il s'interrompit pour avaler une gorgée de raktagino.<br />
<br />
<span style="color: #BF4080;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">"En ce qui concerne l'organisation à bord, je propose les choses suivantes :<ul class="mycode_list"><li>Je m'installe dans la cabine d'alerte attenante à la passerelle. Ca me rappellera le Méphisto...<br />
</li>
<li>Khrys, tu t'installes dans la suite du capitaine sur le pont VI, ce qui libèrera les quartiers de l'armateur du pont passagers pour un VIP <span style="font-size: 50pt;" class="mycode_size">(1)</span>.<br />
</li>
<li>Sémirande et Eron, cabines équipage 1 et 2, pont V. Ce sont les plus proches du tube antigrav ce qui vous permet d'être sur la passerelle en moins de 20 secondes en cas d'alerte.<br />
</li>
<li>Djal, cabine équipage 3, à côté de l'infirmerie.<br />
</li>
<li>Virik, cabine équipage 4, en face.<br />
</li>
<li>Cuperno, cabine équipage 5, à côté de celle de Djal.<br />
</li>
<li>Skriblllz, Skrublllz et Skroblllz, cabines équipage 6, 8, et 10.</li>
</ul>
<br />
"Quant à la suite du programme : nous sommes attendus dès que possible sur Viala. La Commission d'Expansion Coloniale de l'Alliance aurait une opération à nous confier, correspondant tout à fait au nouveau secteur d'activité de Lucifer Transports... Je n'en sais pas plus, désolé. En tout cas, nous pouvons voyager à vide, on nous rembourse intégralement nos frais.<br />
<br />
"Des questions ?"</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: 50pt;" class="mycode_size">(1) Very Important Passager</span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=103&amp;t=1723&amp;start=100#p26895" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Nous venons de là.</a><br />
<br />
<span style="font-size: 15pt;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Epsilon Agrippines, Prias, Sol 14 Prime 1505 CS (11505 AD)</span></span><br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">[Célébration]</span><br />
<br />
Toute la Team Roquette revint au Bellizio à la dix-huitième heure. Ils se retrouvèrent à la vingtième heure à la Comète d'Argent, ce restaurant situé sur l'une des terrasses en façade de l'hôtel où Sémirande avait déjeuné avec l'équipe Bolt Racing. Ils y furent rejoints par Cyrelle Berkol, ravissante dans sa courte robe noire, et Pénélope Jolikker, vêtue de cuir moulant. La nouvellement promue chef mécanicienne de Bolt Racing leur annonça que Ser Vanko Danjoum avait quitté l'écurie quelques heures après l'arrivée du Grand Prix.<br />
<br />
Ils passèrent le début de soirée autour d'un repas raffiné et  relativement copieux, avec discrète petite musique de fond, lumière tamisée, reproductions d'oeuvres d'art humaines et ET aux murs et sur des présentoirs, loufiats en livrée attentifs à remplir les verres dès qu'ils commençaient à se vider, maître d'hôtel dédié qui vint s'enquérir plusieurs fois pendant le repas de leur degré de satisfaction.<br />
<br />
A la vingt-deuxième heure, alors que la nuit était tombée sous le dôme, ils purent admirer le fameux spectacle des <a href="http://www.youtube.com/watch?v=zhHMUKn5dhQ" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Fontaines Célestes</a> mêlant jets d'eau d'une centaine de mètres de haut, musique et projections holographiques. En l'occurrence, il s'agissait de l'histoire de l'Etoile Blanche, un paquebot Classe V de type Céphéïde qui avait fait naufrage cinq siècles plus tôt en essayant de traverser une Cathédrale. L'adaptation en dramatique TriD y mêlait une histoire d'amour fictive entre une passagère fortunée et un clandestin sans le sou, et le thème principal était chanté par une célèbre vedette de l'art lyrique Franchouilly.<br />
<br />
Puis ils se séparèrent en arrivant au Blossom Blast, l'une des boîtes de nuit du Bellizio. Certains allèrent au club cozy du niveau supérieur, et confortablement installés dans les profonds fauteuils à suspension antigrav, dégustèrent des alcools rares et fumèrent des tabacs venant d'une dizaine de secteurs galactiques différents tout en refaisant l'Empire. D'autres descendirent un niveau intermédiaire du club pour se déhancher sur la piste de danse à gravité variable et consommer des cocktails étranges préparés acrobatiquement par des serveurs et barmaids synthés à la spectaculaire habileté robotique.<br />
<br />
La fin de soirée et la nuit furent calmes pour certains, et plus mouvementées pour d'autres...<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">[Le lendemain]</span><br />
<br />
Ils avaient quartier libre toute la matinée. Le commandant Antillès leur avait demandé d'être tous de retour au Lilith à la treizième heure pour une petite réunion informelle dans le cabanon forestier du jardin d'agrément, ainsi que pour préparer le décollage prévu en fin de journée.<br />
<br />
Gurvan avait fait préparer à l'autochef un déjeuner léger de grillades autour du brasero à fusion froide conçu et fabriqué par Ser Skroblllz, qui d'ailleurs était présent, ainsi que ses deux congénères.<br />
<br />
Il prit la parole à la fin du repas :<br />
<br />
<span style="color: #BF4080;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">"Bon, on va la faire courte parce qu'on a du boulot qui nous attend..."<br />
<br />
"D'abord, je ne reprends le commandement que pour assouplir les relations qui se sont tendues dans l'équipage ces derniers temps. J'ai encore six mois de service à faire dans l'Astromarine Alliée et je compte bien les effectuer d'ici la fin de l'année.<br />
<br />
"Du point de vue du rôle l'équipage :<br />
<br />
"Côté Salle des Machines : RAS, l'équipe est en place et fonctionne correctement.<br />
<br />
"Côté Passerelle : nous aurons donc trois pilotes dont deux Rosa, ce qui est un luxe sur un navire de la taille du Lilith. Eron, je crois savoir que tu es astrogateur spécialiste, ce qui est un avantage certain quand il s'agit d'aller se balader en Espace inconnu. Nous avons également deux Fleuristes accomplis, Sémirande et moi-même.<br />
<br />
"Pas de changement en ce qui concerne les affectations de Djal, Cuperno et Khrys :  Djal reste notre opérateur InfoCom et Senseurs, Cuperno notre principal Commissaire de bord responsable du bien-être de nos éventuels passagers, et Khrys continue de s'occuper des relations publiques et de la gestion financière et administrative de la société en tant que Directeur Général de Lucifer Transports.<br />
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"Virik, je te confirme dans le poste de Prévôt de bord et commissaire adjoint."</span></span><br />
<br />
Il s'interrompit pour avaler une gorgée de raktagino.<br />
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<span style="color: #BF4080;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">"En ce qui concerne l'organisation à bord, je propose les choses suivantes :<ul class="mycode_list"><li>Je m'installe dans la cabine d'alerte attenante à la passerelle. Ca me rappellera le Méphisto...<br />
</li>
<li>Khrys, tu t'installes dans la suite du capitaine sur le pont VI, ce qui libèrera les quartiers de l'armateur du pont passagers pour un VIP <span style="font-size: 50pt;" class="mycode_size">(1)</span>.<br />
</li>
<li>Sémirande et Eron, cabines équipage 1 et 2, pont V. Ce sont les plus proches du tube antigrav ce qui vous permet d'être sur la passerelle en moins de 20 secondes en cas d'alerte.<br />
</li>
<li>Djal, cabine équipage 3, à côté de l'infirmerie.<br />
</li>
<li>Virik, cabine équipage 4, en face.<br />
</li>
<li>Cuperno, cabine équipage 5, à côté de celle de Djal.<br />
</li>
<li>Skriblllz, Skrublllz et Skroblllz, cabines équipage 6, 8, et 10.</li>
</ul>
<br />
"Quant à la suite du programme : nous sommes attendus dès que possible sur Viala. La Commission d'Expansion Coloniale de l'Alliance aurait une opération à nous confier, correspondant tout à fait au nouveau secteur d'activité de Lucifer Transports... Je n'en sais pas plus, désolé. En tout cas, nous pouvons voyager à vide, on nous rembourse intégralement nos frais.<br />
<br />
"Des questions ?"</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: 50pt;" class="mycode_size">(1) Very Important Passager</span>]]></content:encoded>
		</item>
	</channel>
</rss>