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		<title><![CDATA[Archives Galactiques  - Prologue]]></title>
		<link>https://pbf.empiregalactique.site/</link>
		<description><![CDATA[Archives Galactiques  - https://pbf.empiregalactique.site]]></description>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 03:35:12 +0000</pubDate>
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		<item>
			<title><![CDATA[Le Lilith prend l'Espace]]></title>
			<link>https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1031</link>
			<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 23:28:18 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://pbf.empiregalactique.site/member.php?action=profile&uid=40">Gurv Hemmedeji</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1031</guid>
			<description><![CDATA[<a href="http://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=90&amp;t=1624&amp;p=25667#p25667" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">... Nous venons de là</a><br />
<br />
<span style="font-size: 15pt;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Maril 2 Prime 1505 CS (11505 AD)</span></span><br />
<br />
[Retrouvailles]<br />
<br />
L'Honorable Khrys Edelman, Acheteur de grade 4 de la Hanse des Marchands, emprunta un paquebot de Classe V type <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Céphéïde</span> pour rejoindre le reste de l'équipage sur Vonda. Il débarqua dans la dernière semaine de Dime 1504 et passa les fêtes de fin d'année avec eux.<br />
<br />
Cela faisait déjà trois semaines que Sémirande avait reçu un appel correspondant au signal de Messieurs Skriblllz et Skrublllz. Et lorsqu'elle avait pris la communication, quelle n'avait pas été sa surprise de voir non pas deux mais trois panzanopèdes se matérialiser dans la fosse de projection holographique. Les mécaniciens venaient d'arriver au terminal spatial de l'ascenseur orbital. Ils présentèrent le nouveau venu à la commandante avec leur cordialité coutumière :<br />
<br />
Skriblllz : <span style="color: #BF4080;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">"Bonjour commandante. Nous avons plaisir à reprendre notre collaboration. Je vous présente l'ingénieur de bord Skroblllz."</span></span><br />
Skroblllz : <span style="color: #BF4080;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">"Enseigne Skroblllz, troisième mécanicien, à vos ordres commandante."</span></span><br />
Skrublllz : <span style="color: #BF4080;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">"Nous vous transmettons ses références. Au revoir."</span></span><br />
<br />
Il avait été ultérieurement décidé que les trois mécaniciens se rendraient au chantier astronaval Tcherepkine pour se familiariser avec la machinerie et les systèmes du Lilith, et superviser les ultimes aménagements, réglages et inévitables problèmes de dernière minute.<br />
<br />
<br />
[Au boulot]<br />
<br />
Ils reçurent un message des panzanopèdes dans les derniers jours de 1504 CS : les vols finaux effectués par les équipages d'essais du chantier étaient concluants, les inspecteurs du Département Espace &amp; Communication de la Loge Tekno et de la Guilde Navyborg avaient rendu un rapport favorable. Le B3A -- Bureau des Affaires Astronavales de l'Alliance -- avait délivré le certificat d'immatriculation du vaisseau, qui sillonnerait bientôt l'Espace et le Triche-Lumière sous le nom de <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">A12S-Viala-C1-3170241 <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Lilith</span></span>. D'ailleurs, le transfert de propriété du Tracevide et le changement de port d'attache avait également été effectué, et leur petit coursier rapide s'appelait officiellement <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">A12S-Viala-TV-5293444 <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Gerfaut</span></span>. Il restait encore quelques jours de travail sur le Classe I avant qu'il puisse quitter le chantier, mais il était maintenant tout à fait possible de gagner le bord pour prendre possession des lieux, s'acclimater aux équipements et contrôler l'avitaillement.<br />
<br />
Une antique tradition humaine voulait que la dernière soirée de l'année qui se terminait soit l'occasion de festivités se prolongeant jusqu'à la vingt-cinquième heure voire au-delà, et que le premier jour de la nouvelle année soit chômé. Les membres d'équipage du Lilith passèrent donc le Lure 1 Prime à se remettre des débordements de la nuit précédente... Du moins ceux qui ne possédaient pas d'implant régène pour dissiper les effets de l'alcool, des stimmos et autres substances euphorisantes consommées à cette occasion.<br />
<br />
Ils embarquèrent avec armes et bagages à bord du Gerfaut dans la matinée du Maril 2. Le Tracevide parcourut pour la dernière fois les 12 années-lumières qui séparaient le système de Maxime de KRZ-754. A peine quelques secondes après la retranslation en Espace newtonien, le Contrôle du Trafic Spatial leur fournit des vecteurs d'approche qui leur faisaient délaisser le complexe administratif sous dôme, but habituel de leurs visites, pour les grappes de cages de radoub. La vitesse du petit navire diminua progressivement jusqu'à quelques dizaines de kilomètres par heure à l'approche de la cage n°42, qu'il aborda par le nadir. Il remonta lentement le long de la dérive ventrale du Lilith, longea l'aile tribord, survolant les baies d'observation derrière lesquelles la verdure du jardin botanique était visible. Il décrivit une large courbe qui le fit passer devant le Classe I, puis autour de l'aile bâbord abritant les cabines passagers, dont les verrières à champs de force étaient opacifiées. Il termina sa trajectoire curviligne à la poupe du vaisseau, devant la barrière immatérielle scellant le hangar. Sémirande fit pivoter le Gerfaut sur son axe de lacet, et il rentra dans le Lilith à reculons avant de s'immobiliser dans son berceau de lancement.<br />
<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">A vous.</span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=90&amp;t=1624&amp;p=25667#p25667" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">... Nous venons de là</a><br />
<br />
<span style="font-size: 15pt;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Maril 2 Prime 1505 CS (11505 AD)</span></span><br />
<br />
[Retrouvailles]<br />
<br />
L'Honorable Khrys Edelman, Acheteur de grade 4 de la Hanse des Marchands, emprunta un paquebot de Classe V type <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Céphéïde</span> pour rejoindre le reste de l'équipage sur Vonda. Il débarqua dans la dernière semaine de Dime 1504 et passa les fêtes de fin d'année avec eux.<br />
<br />
Cela faisait déjà trois semaines que Sémirande avait reçu un appel correspondant au signal de Messieurs Skriblllz et Skrublllz. Et lorsqu'elle avait pris la communication, quelle n'avait pas été sa surprise de voir non pas deux mais trois panzanopèdes se matérialiser dans la fosse de projection holographique. Les mécaniciens venaient d'arriver au terminal spatial de l'ascenseur orbital. Ils présentèrent le nouveau venu à la commandante avec leur cordialité coutumière :<br />
<br />
Skriblllz : <span style="color: #BF4080;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">"Bonjour commandante. Nous avons plaisir à reprendre notre collaboration. Je vous présente l'ingénieur de bord Skroblllz."</span></span><br />
Skroblllz : <span style="color: #BF4080;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">"Enseigne Skroblllz, troisième mécanicien, à vos ordres commandante."</span></span><br />
Skrublllz : <span style="color: #BF4080;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">"Nous vous transmettons ses références. Au revoir."</span></span><br />
<br />
Il avait été ultérieurement décidé que les trois mécaniciens se rendraient au chantier astronaval Tcherepkine pour se familiariser avec la machinerie et les systèmes du Lilith, et superviser les ultimes aménagements, réglages et inévitables problèmes de dernière minute.<br />
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[Au boulot]<br />
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Ils reçurent un message des panzanopèdes dans les derniers jours de 1504 CS : les vols finaux effectués par les équipages d'essais du chantier étaient concluants, les inspecteurs du Département Espace &amp; Communication de la Loge Tekno et de la Guilde Navyborg avaient rendu un rapport favorable. Le B3A -- Bureau des Affaires Astronavales de l'Alliance -- avait délivré le certificat d'immatriculation du vaisseau, qui sillonnerait bientôt l'Espace et le Triche-Lumière sous le nom de <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">A12S-Viala-C1-3170241 <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Lilith</span></span>. D'ailleurs, le transfert de propriété du Tracevide et le changement de port d'attache avait également été effectué, et leur petit coursier rapide s'appelait officiellement <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">A12S-Viala-TV-5293444 <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Gerfaut</span></span>. Il restait encore quelques jours de travail sur le Classe I avant qu'il puisse quitter le chantier, mais il était maintenant tout à fait possible de gagner le bord pour prendre possession des lieux, s'acclimater aux équipements et contrôler l'avitaillement.<br />
<br />
Une antique tradition humaine voulait que la dernière soirée de l'année qui se terminait soit l'occasion de festivités se prolongeant jusqu'à la vingt-cinquième heure voire au-delà, et que le premier jour de la nouvelle année soit chômé. Les membres d'équipage du Lilith passèrent donc le Lure 1 Prime à se remettre des débordements de la nuit précédente... Du moins ceux qui ne possédaient pas d'implant régène pour dissiper les effets de l'alcool, des stimmos et autres substances euphorisantes consommées à cette occasion.<br />
<br />
Ils embarquèrent avec armes et bagages à bord du Gerfaut dans la matinée du Maril 2. Le Tracevide parcourut pour la dernière fois les 12 années-lumières qui séparaient le système de Maxime de KRZ-754. A peine quelques secondes après la retranslation en Espace newtonien, le Contrôle du Trafic Spatial leur fournit des vecteurs d'approche qui leur faisaient délaisser le complexe administratif sous dôme, but habituel de leurs visites, pour les grappes de cages de radoub. La vitesse du petit navire diminua progressivement jusqu'à quelques dizaines de kilomètres par heure à l'approche de la cage n°42, qu'il aborda par le nadir. Il remonta lentement le long de la dérive ventrale du Lilith, longea l'aile tribord, survolant les baies d'observation derrière lesquelles la verdure du jardin botanique était visible. Il décrivit une large courbe qui le fit passer devant le Classe I, puis autour de l'aile bâbord abritant les cabines passagers, dont les verrières à champs de force étaient opacifiées. Il termina sa trajectoire curviligne à la poupe du vaisseau, devant la barrière immatérielle scellant le hangar. Sémirande fit pivoter le Gerfaut sur son axe de lacet, et il rentra dans le Lilith à reculons avant de s'immobiliser dans son berceau de lancement.<br />
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<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">A vous.</span>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Toute petite visite au guet sur Vonda.]]></title>
			<link>https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1029</link>
			<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 21:54:40 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://pbf.empiregalactique.site/member.php?action=profile&uid=0">Sémirande</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1029</guid>
			<description><![CDATA[Sémirande avait assez facilement obtenu son rendez-vous. Il était à la cinquième heure après le lever du jour ; aussi n’aurait-elle rien changé à ses habitudes si elle n’avait reçu un message de Sapètoku lui disant que sa commande était enfin arrivée. Il fallut voir la vitesse à laquelle elle courut vers son taxi une fois Sorbier à l’école.<br />
Le concessionnaire Sapètoku était installé dans un des rares dômes de Tonka, à la périphérie de la ville. La question de ces dômes était un sujet de discorde, ici. Certains étaient pour les fabriquer en grand nombre, les faire se chevaucher, les fusionner et de couvrir Tonka entière d’un lieu « 20°C », avec système météo et en lumière G2V. D’autres, et ils étaient encore majoritaires, trouvaient que les gratte-ciel reliés entre eux par des passerelles et des souterrains, ou bien pas reliés du tout, étaient plus économiques et que l’on vivait très bien comme cela. Le débat faisait rage depuis le début de la colonisation, et n’était pas prêt de se conclure.<br />
Le taxi de Sémirande emprunta un sas à air chaud qui gardait l’entrée du dôme de toute intrusion de neige. Il suivit une minute une sorte de canal rectiligne construit à grands frais par un milliardaire original qui y pratiquait l’aviron. Ce genre de détail irritait une majorité de cette population industrieuse qu’étaient les Vondaliens ; et ne plaidait pas pour les dômes. <br />
Le concessionnaire occupait un bâtiment en forme de dôme, lui aussi.<br />
<a href="http://imageshack.us/photo/my-images/837/concessionnaire.jpg/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url"><img src="http://img837.imageshack.us/img837/964/concessionnaire.jpg" loading="lazy"  alt="[Image: concessionnaire.jpg]" class="mycode_img" /></a><br />
Le taxi déposa Sémirande devant l’entrée qui lui avait été indiquée. Elle monta les escaliers quatre à quatre et entra dans le hall. Tout y était. Son engin, le panonceau 3D clamant « Bienvenue madame Chalmak », le sourire à la Khrys Edelman  des deux commerciales (deux belles filles – cela sentait la recherche de données personnelles çà, mais baste : on n’était pas en A12S). Elles lui expliquèrent le fonctionnement de l’engin, sans se douter que Sémi avait déjà tout intégré dans ses mémoires auxiliaires et avait déjà commencé le travail de transfert dans son cerveau de femme. Ou peut-être le savaient-elles et faisaient-elles semblant de l’ignorer ? Là encore peu importait : la navyborg joua le jeu.<br />
Vint le moment tant attendu de monter dessus. Sémi, toujours sous les feux du babillage des deux beautés, s’allongea en selle, dont elle fit les réglages d’un coup de PV. On était drôlement bien installé. Rien qu’à cela, elle sut qu’elle « tenait » l’engin, et décida donc d’abréger. Souriante, elle descendit de l’engin et tendit son index à celle qui semblait la plus chef des deux. Un peu surprise, la jeune femme fit de même et le solde du paiement se fit.<br />
<span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">« Je pars maintenant »</span> fit madame Chalmak.<br />
<span style="color: #FF0080;" class="mycode_color">« Mais… »</span> protesta une des beautés <span style="color: #FF0080;" class="mycode_color">« vous ne pouvez pas sortir du dôme dans cette tenue. Nous avons des combinaisons qui… »</span><br />
<span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">« Ne vous en faites pas, les filles. Je prendrai un bon grog en arrivant »</span>.<br />
Sémi monta en selle, aligna la sortie des véhicules « clients » (une sorte de puits situé au centre du bâtiment) et sortit à petite vitesse. Une fois dehors, elle mit « la patate » et se dirigea vers le sas, qu’elle franchit à un modeste 700 km/h.<br />
<a href="http://imageshack.us/photo/my-images/690/smimoto.jpg/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url"><img src="http://img690.imageshack.us/img690/3121/smimoto.jpg" loading="lazy"  alt="[Image: smimoto.jpg]" class="mycode_img" /></a><br />
Elle n’avait pas pris la peine de déployer les carters de protection des jambes, mais avait gardé le capot. L’heure de son rendez-vous était encore lointaine. Alignant les plaines gelées, elle s’autorisa une petite pointe à 8000 km/h, un demi-tour en épingle à cheveux et un retour à la même vitesse. Elle rentra directement au Cercle.<br />
Bon. Elle était allée chercher son engin en pantalon, baskets et T-shirt : sa tenue de travail habituelle au Cercle. Elle se dit qu’elle ne pouvait pas se rendre à son rendez-vous dans cette tenue. Oui, mais quoi mettre ? Montrer son niveau social sans donner l’impression de vouloir en « mettre plein la vue ». Eviter l’uniforme navyborg mais mettre en avant sa qualité d’officier. Mmmmmmm. Sémirande opta pour une veste à galon, <a href="http://imageshack.us/photo/my-images/840/beyoncearticlebig.jpg/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url"><img src="http://img840.imageshack.us/img840/8505/beyoncearticlebig.jpg" loading="lazy"  alt="[Image: beyoncearticlebig.jpg]" class="mycode_img" /></a> <br />
un pantalon fuseau et de courtes bottes. Elle avait blondi ses cheveux la nuit précédente, et s’était faite une courte queue de cheval. Elle projeta une image d’elle-même qu’elle examina sous tous les angles. Cela irait.<br />
Elle enfourcha derechef son engin, et il ne lui fallut pas longtemps pour couvrir les 50 kilomètres la séparant de la caserne abritant les bureaux du guet. Elle présenta son invitation, qui fut vérifiée avec soin. On la fit garer son engin à l’extérieur, et le regard touchant que le jeune fonctionnaire y porta fit comprendre à Sémirande qu’on ne risquait pas de le lui barboter :-).<br />
Pas question pour elle d’entrer dans les bureaux, évidemment. On l’accompagna dans un salon visiteur, où elle put s’asseoir en attendant le capitaine Lakryma.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Sémirande avait assez facilement obtenu son rendez-vous. Il était à la cinquième heure après le lever du jour ; aussi n’aurait-elle rien changé à ses habitudes si elle n’avait reçu un message de Sapètoku lui disant que sa commande était enfin arrivée. Il fallut voir la vitesse à laquelle elle courut vers son taxi une fois Sorbier à l’école.<br />
Le concessionnaire Sapètoku était installé dans un des rares dômes de Tonka, à la périphérie de la ville. La question de ces dômes était un sujet de discorde, ici. Certains étaient pour les fabriquer en grand nombre, les faire se chevaucher, les fusionner et de couvrir Tonka entière d’un lieu « 20°C », avec système météo et en lumière G2V. D’autres, et ils étaient encore majoritaires, trouvaient que les gratte-ciel reliés entre eux par des passerelles et des souterrains, ou bien pas reliés du tout, étaient plus économiques et que l’on vivait très bien comme cela. Le débat faisait rage depuis le début de la colonisation, et n’était pas prêt de se conclure.<br />
Le taxi de Sémirande emprunta un sas à air chaud qui gardait l’entrée du dôme de toute intrusion de neige. Il suivit une minute une sorte de canal rectiligne construit à grands frais par un milliardaire original qui y pratiquait l’aviron. Ce genre de détail irritait une majorité de cette population industrieuse qu’étaient les Vondaliens ; et ne plaidait pas pour les dômes. <br />
Le concessionnaire occupait un bâtiment en forme de dôme, lui aussi.<br />
<a href="http://imageshack.us/photo/my-images/837/concessionnaire.jpg/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url"><img src="http://img837.imageshack.us/img837/964/concessionnaire.jpg" loading="lazy"  alt="[Image: concessionnaire.jpg]" class="mycode_img" /></a><br />
Le taxi déposa Sémirande devant l’entrée qui lui avait été indiquée. Elle monta les escaliers quatre à quatre et entra dans le hall. Tout y était. Son engin, le panonceau 3D clamant « Bienvenue madame Chalmak », le sourire à la Khrys Edelman  des deux commerciales (deux belles filles – cela sentait la recherche de données personnelles çà, mais baste : on n’était pas en A12S). Elles lui expliquèrent le fonctionnement de l’engin, sans se douter que Sémi avait déjà tout intégré dans ses mémoires auxiliaires et avait déjà commencé le travail de transfert dans son cerveau de femme. Ou peut-être le savaient-elles et faisaient-elles semblant de l’ignorer ? Là encore peu importait : la navyborg joua le jeu.<br />
Vint le moment tant attendu de monter dessus. Sémi, toujours sous les feux du babillage des deux beautés, s’allongea en selle, dont elle fit les réglages d’un coup de PV. On était drôlement bien installé. Rien qu’à cela, elle sut qu’elle « tenait » l’engin, et décida donc d’abréger. Souriante, elle descendit de l’engin et tendit son index à celle qui semblait la plus chef des deux. Un peu surprise, la jeune femme fit de même et le solde du paiement se fit.<br />
<span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">« Je pars maintenant »</span> fit madame Chalmak.<br />
<span style="color: #FF0080;" class="mycode_color">« Mais… »</span> protesta une des beautés <span style="color: #FF0080;" class="mycode_color">« vous ne pouvez pas sortir du dôme dans cette tenue. Nous avons des combinaisons qui… »</span><br />
<span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">« Ne vous en faites pas, les filles. Je prendrai un bon grog en arrivant »</span>.<br />
Sémi monta en selle, aligna la sortie des véhicules « clients » (une sorte de puits situé au centre du bâtiment) et sortit à petite vitesse. Une fois dehors, elle mit « la patate » et se dirigea vers le sas, qu’elle franchit à un modeste 700 km/h.<br />
<a href="http://imageshack.us/photo/my-images/690/smimoto.jpg/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url"><img src="http://img690.imageshack.us/img690/3121/smimoto.jpg" loading="lazy"  alt="[Image: smimoto.jpg]" class="mycode_img" /></a><br />
Elle n’avait pas pris la peine de déployer les carters de protection des jambes, mais avait gardé le capot. L’heure de son rendez-vous était encore lointaine. Alignant les plaines gelées, elle s’autorisa une petite pointe à 8000 km/h, un demi-tour en épingle à cheveux et un retour à la même vitesse. Elle rentra directement au Cercle.<br />
Bon. Elle était allée chercher son engin en pantalon, baskets et T-shirt : sa tenue de travail habituelle au Cercle. Elle se dit qu’elle ne pouvait pas se rendre à son rendez-vous dans cette tenue. Oui, mais quoi mettre ? Montrer son niveau social sans donner l’impression de vouloir en « mettre plein la vue ». Eviter l’uniforme navyborg mais mettre en avant sa qualité d’officier. Mmmmmmm. Sémirande opta pour une veste à galon, <a href="http://imageshack.us/photo/my-images/840/beyoncearticlebig.jpg/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url"><img src="http://img840.imageshack.us/img840/8505/beyoncearticlebig.jpg" loading="lazy"  alt="[Image: beyoncearticlebig.jpg]" class="mycode_img" /></a> <br />
un pantalon fuseau et de courtes bottes. Elle avait blondi ses cheveux la nuit précédente, et s’était faite une courte queue de cheval. Elle projeta une image d’elle-même qu’elle examina sous tous les angles. Cela irait.<br />
Elle enfourcha derechef son engin, et il ne lui fallut pas longtemps pour couvrir les 50 kilomètres la séparant de la caserne abritant les bureaux du guet. Elle présenta son invitation, qui fut vérifiée avec soin. On la fit garer son engin à l’extérieur, et le regard touchant que le jeune fonctionnaire y porta fit comprendre à Sémirande qu’on ne risquait pas de le lui barboter :-).<br />
Pas question pour elle d’entrer dans les bureaux, évidemment. On l’accompagna dans un salon visiteur, où elle put s’asseoir en attendant le capitaine Lakryma.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Que se passe-t-il dans un Quasar ?]]></title>
			<link>https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1021</link>
			<pubDate>Sun, 25 Mar 2012 09:42:18 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://pbf.empiregalactique.site/member.php?action=profile&uid=40">Gurv Hemmedeji</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1021</guid>
			<description><![CDATA[Trente-sept minutes après avoir récupéré acrobatiquement Monsieur d'Eol, le Gerfaut se retranslata dans l'Espace newtonien à la lisière d'un système dont l'étoile n'était identifiée dans le répertoire astrographique impérial que par ses coordonnées galactiques. Sémirande fit le point, attendant que les scruteurs à longue-portée aient déterminé la configuration planétaire. Elle repéra l'objectif sur le diagramme orbital projeté par l'ordinav dans sa vision virtuelle, et fit effectuer à leur engin un micro-saut dans le Triche-Lumière.<br />
<br />
Le Tracevide se matérialisa dans les parages immédiats d'une planète jovienne striée de bandes nuageuses, qui les dominait de sa masse imposante. Les occupants du petit navire levèrent les yeux, apercevant une petite bille d'un jaune sale qui projetait à la surface de sa géante tutélaire une minuscule ombre noire ressemblant à une verrue sur le visage d'une déesse menaçante. Le nez du Gerfaut pointa vers le haut et il piqua droit sur le petit globe. Djal, Cuperno et les deux amies de Sémirande virent la lune grossir à vue d'oeil derrière les panneaux d'observation. On aurait dit un agrume dont l'écorce d'un jaune-orangé terne était parsemée de tâches de moisi blanches et verdâtres. Le Tracevide n'eut pas à décélérer pour traverser l'atmosphère : il n'y en avait pas, ou si peu.<br />
<br />
Sémirande avait déjà sub-vocalisé les procédures d'identification avec le contrôle d'approche. Elle guida le petit engin sur la balise de géolocalisation de leur objectif, qui finit par s'inscrire derrière la baie panoramique : un canyon balafrant profondément la surface désolée du planétoïde. Accrochées au bord de l'abîme, d'anciennes installations d'extraction minière étendaient sur plusieurs hectares la dentelle métallique de leurs superstructures. La plate-forme d'atterrissage qui leur avait été assignée était déjà occupée par deux navires, un Tabron hors-d'âge et un autre Tracevide rutilant, dont la couleur n'était pas sans rappeler à Sémirande celle de son cher vieux Méphisto.<br />
<br />
<span style="color: #BF4080;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">"Mesdames et messieurs, bienvenus au Quasar"</span></span> dit simplement la future commandante du Lilith en mettant les systèmes en veille.<br />
<br />
Cet acceuil leur fut réitéré à plusieurs reprises lorsqu'ils pénétrèrent dans le night-club. La salle était plongée dans la pénombre, un grand bar trônait en son centre. La musique électro-pop-dance déversait ses décibels dans chaque recoin et obligeait le moindre murmure à être hurlé à l'oreille de son interlocuteur. Des couples de danseurs fort peu vêtus se tordaient lascivement sur des podiums surélevés permettant à tous ceux que cela intéressait d'observer leurs ébats (simulés ?). <a href="http://youtu.be/gpop8_DZ5iw" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Bref, une chaude ambiance...</a><br />
<br />
Ils trouvèrent une table libre et s'installèrent. Louvoyant acrobatiquement entre les convives sur sa gyrosphère, une barmaid-robot, dont la finition organique aurait troublé les deux hommes du petit groupe si elle n'avait pas été limitée qu'à son buste, vint prendre leurs commandes.<br />
<br />
Polyparésydée se tourna vers Cuperno en lui adressa un charmant sourire :<br />
<br />
<span style="color: #BF4080;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">"Alors, monsieur d'Eol ? Quand vous ne faites pas de l'astro-stop et que vous ne hantez pas les boites de nuit, que faites-vous dans la vie ?"</span></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Trente-sept minutes après avoir récupéré acrobatiquement Monsieur d'Eol, le Gerfaut se retranslata dans l'Espace newtonien à la lisière d'un système dont l'étoile n'était identifiée dans le répertoire astrographique impérial que par ses coordonnées galactiques. Sémirande fit le point, attendant que les scruteurs à longue-portée aient déterminé la configuration planétaire. Elle repéra l'objectif sur le diagramme orbital projeté par l'ordinav dans sa vision virtuelle, et fit effectuer à leur engin un micro-saut dans le Triche-Lumière.<br />
<br />
Le Tracevide se matérialisa dans les parages immédiats d'une planète jovienne striée de bandes nuageuses, qui les dominait de sa masse imposante. Les occupants du petit navire levèrent les yeux, apercevant une petite bille d'un jaune sale qui projetait à la surface de sa géante tutélaire une minuscule ombre noire ressemblant à une verrue sur le visage d'une déesse menaçante. Le nez du Gerfaut pointa vers le haut et il piqua droit sur le petit globe. Djal, Cuperno et les deux amies de Sémirande virent la lune grossir à vue d'oeil derrière les panneaux d'observation. On aurait dit un agrume dont l'écorce d'un jaune-orangé terne était parsemée de tâches de moisi blanches et verdâtres. Le Tracevide n'eut pas à décélérer pour traverser l'atmosphère : il n'y en avait pas, ou si peu.<br />
<br />
Sémirande avait déjà sub-vocalisé les procédures d'identification avec le contrôle d'approche. Elle guida le petit engin sur la balise de géolocalisation de leur objectif, qui finit par s'inscrire derrière la baie panoramique : un canyon balafrant profondément la surface désolée du planétoïde. Accrochées au bord de l'abîme, d'anciennes installations d'extraction minière étendaient sur plusieurs hectares la dentelle métallique de leurs superstructures. La plate-forme d'atterrissage qui leur avait été assignée était déjà occupée par deux navires, un Tabron hors-d'âge et un autre Tracevide rutilant, dont la couleur n'était pas sans rappeler à Sémirande celle de son cher vieux Méphisto.<br />
<br />
<span style="color: #BF4080;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">"Mesdames et messieurs, bienvenus au Quasar"</span></span> dit simplement la future commandante du Lilith en mettant les systèmes en veille.<br />
<br />
Cet acceuil leur fut réitéré à plusieurs reprises lorsqu'ils pénétrèrent dans le night-club. La salle était plongée dans la pénombre, un grand bar trônait en son centre. La musique électro-pop-dance déversait ses décibels dans chaque recoin et obligeait le moindre murmure à être hurlé à l'oreille de son interlocuteur. Des couples de danseurs fort peu vêtus se tordaient lascivement sur des podiums surélevés permettant à tous ceux que cela intéressait d'observer leurs ébats (simulés ?). <a href="http://youtu.be/gpop8_DZ5iw" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Bref, une chaude ambiance...</a><br />
<br />
Ils trouvèrent une table libre et s'installèrent. Louvoyant acrobatiquement entre les convives sur sa gyrosphère, une barmaid-robot, dont la finition organique aurait troublé les deux hommes du petit groupe si elle n'avait pas été limitée qu'à son buste, vint prendre leurs commandes.<br />
<br />
Polyparésydée se tourna vers Cuperno en lui adressa un charmant sourire :<br />
<br />
<span style="color: #BF4080;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">"Alors, monsieur d'Eol ? Quand vous ne faites pas de l'astro-stop et que vous ne hantez pas les boites de nuit, que faites-vous dans la vie ?"</span></span>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[La Connaisance Totale sur Vonda]]></title>
			<link>https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1017</link>
			<pubDate>Sun, 11 Mar 2012 22:41:16 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://pbf.empiregalactique.site/member.php?action=profile&uid=0">Sémirande</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1017</guid>
			<description><![CDATA[[Beau matin neigeux]<br />
Sémirande accompagna Sorbier à l'école, deux niveaux sous leur lieu d'habitation. <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">"Travaille bien, hein ?"</span></span> Comme tant et tant de parents de par la galaxie, Sémirande utilisait les mêmes mots simples, mille et mille fois rabâchés, mais tellement indispensables. La petite NAD, si belle et si laide, fit un signe de la main et entra dans cet espace de travail qu'ils appelaient "école", où elle et une dizaine d'autres enfants de trois à onze ans allaient y recevoir un enseignement de rêve.<br />
Le sourire de Sémirande devint un peu triste. Sorbier l'avait de nouveau "attaquée" quand à la question de son corps. Elle voulait absolument en changer, se trouvant laide, et voulant se débarrasser à toutes forces de <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF4000;" class="mycode_color">"ce qui pendait entre ses jambes."</span></span> Il n'y avait pas matière à rire, quand on y pensait bien.<br />
Or ce genre d'opération, à savoir la modification profonde voire la reconstitution totale d'un Etre, ne se faisait d'habitude qu'à la majorité. Et puis, quelles séquelles cela laisserait-il ? Qui pouvait le savoir ? Une fois de plus, elle regretta l'absence d'Epstar.<br />
(...à suivre)<br />
//Désolée, je comptais poster plus long, mais entre hier et aujourd'hui il a a fait beau, ma maison était crade, alors de toile d'araignée en pousque à traquer : j'y ai passé du temps :-(]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[[Beau matin neigeux]<br />
Sémirande accompagna Sorbier à l'école, deux niveaux sous leur lieu d'habitation. <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">"Travaille bien, hein ?"</span></span> Comme tant et tant de parents de par la galaxie, Sémirande utilisait les mêmes mots simples, mille et mille fois rabâchés, mais tellement indispensables. La petite NAD, si belle et si laide, fit un signe de la main et entra dans cet espace de travail qu'ils appelaient "école", où elle et une dizaine d'autres enfants de trois à onze ans allaient y recevoir un enseignement de rêve.<br />
Le sourire de Sémirande devint un peu triste. Sorbier l'avait de nouveau "attaquée" quand à la question de son corps. Elle voulait absolument en changer, se trouvant laide, et voulant se débarrasser à toutes forces de <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF4000;" class="mycode_color">"ce qui pendait entre ses jambes."</span></span> Il n'y avait pas matière à rire, quand on y pensait bien.<br />
Or ce genre d'opération, à savoir la modification profonde voire la reconstitution totale d'un Etre, ne se faisait d'habitude qu'à la majorité. Et puis, quelles séquelles cela laisserait-il ? Qui pouvait le savoir ? Une fois de plus, elle regretta l'absence d'Epstar.<br />
(...à suivre)<br />
//Désolée, je comptais poster plus long, mais entre hier et aujourd'hui il a a fait beau, ma maison était crade, alors de toile d'araignée en pousque à traquer : j'y ai passé du temps :-(]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Pendant ce temps, à la section neuneuf]]></title>
			<link>https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1013</link>
			<pubDate>Sun, 26 Feb 2012 18:51:16 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://pbf.empiregalactique.site/member.php?action=profile&uid=0">Sémirande</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1013</guid>
			<description><![CDATA[[Flop !]<br />
<blockquote class="mycode_quote"><cite>Quote:</cite><span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color">"Eh, vous ! Vous ne comptiez pas rentrer tranquillement chez vous comme cela non ?"</span></span></blockquote>
Or il était advenu que Sémirande était passée à l'armurerie chercher son étourach, dont elle voulait faire l'entretien elle-même. Le type se retrouva avec le canon de l'arme sous le nez, et vit clignoter la LED... non, ce n'était pas celle que les humains voyaient rouge. Ouf.<br />
<br />
Après explication, il apparut que Sémi étant passée en mode "autistique" après la réunion, elle n'avait pas eu l'appel urgent que Donny Timmerlain, le patron du labo des prothèses, lui avait passé quand il était faire un saut dans ses ateliers après la même réunion.<br />
Donny avait pris connaissance des résultats du test approfondi qu'Indoora avait fait passer à la cyborg plus tôt dans l'après-midi. Après avoir tenté en vain de la joindre, il avait dit au tekno-laborantin de garde quelque chose du style <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">"Va m'la chercher celle-là. Qu'elle se barre surtout pas"</span></span>. Propos malheureux car l'autre n'avait pas réfléchi et les avait interprétés... de façon un peu littérale.<br />
<br />
Sémirande voleta donc (c'était la dernière fois, mais elle ne le savait pas) vers le labo des prothèses, suivi de loin par le pauvre laborantin stagiaire qui n'en menait pas large.<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">"Alors ?"</span></span> lança-t-elle en sortant du puits antigrav menant sur le podium circulaire surplombant une vaste salle, également circulaire. Timmerlain était très absorbé à surveiller le remplissage d'une cuve transparente située en contrebas. <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color">"Alors ? Tu tiens à garder tes terminaisons nerveuses je crois ?"</span></span>, répondit-il tout de même, et sur le même ton  <span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color">"Eh bien alors il faut faire vite. Il y a une aberration vibratoire au niveau de tes hanches. Oui, je sais ce que tu vas dire. Laisse le toubib du Valéris tranquille : il ne pouvait pas le déceler. Si tu attends encore, tes nerfs vont commencer à se nécroser au niveau des hanches jusqu'à la moelle épinière, et peut-être même au-delà. Tu en auras pour des dizaines et des dizaines de milliers de crédits à te les faire régénérer si tu attends encore. Ah, oui, une chose : ton corps actuel est fichu : il couterait trois fois son prix en réparation."</span> Il y eut un bref silence. <span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">"Que dois-je faire ?"</span> L'autre indiqua le bac, cinq mètres en contrebas, aligné avec ses semblables posés en cercles au fond de l'enceinte de confinement. C'était un gros cube empli d'un liquide grisâtre, épais, bouillonnant comme une soupe au vermicelle trop chaude. <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color">"A poil et plouf !"</span></span> dit-il seulement. Sémirande savait se décider vite quand il le fallait. Elle ôta sa robe et posa son arme sur ses vêtements. Elle attrapa ensuite d'une main la poignée d'un logimec transbordeur, stoppa et ôta son harnais antigrav de l'autre, mais dut se faire aider par Donny Timmerlain pour enlever le justaucorps chair qui l'avait aidé à supporter ces fichues "bretelles à planer". Elle tenait fermement des deux mains les poignées du transbordeur, qui l'amena en grimpant <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">à huit bons mètres</span> au dessus de la cuve, qui du coup paraissait toute petite. <span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">"Mais qu'est-ce que tu fous ?"</span> Toujours absorbé, Timmerlain lui lança : <span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color">"Plus tu rentres vite, plus cela va bien. Lâche."</span> Sémirande faillit en hoqueter. Elle s'apprêtait à lui lancer une pique bien acérée, quand la douleur au niveau de ses hanches se rappela à son bon souvenir. Du coup, ses doigts s'ouvrirent et elle commença à tomber, résistant à la tentation de brancher son petit antigrav intégré. Elle entra légèrement de travers dans le bassin. Cela ne fit pas "plouf", mais plutôt "slurp" comme le bain de nanomachines l'absorbait goulument. Elle descendit aux deux tiers de la profondeur et se stabilisa.<br />
Elle repensa alors à ce qu'avait dit son co-époux (oui, on pouvait le qualifier ainsi) et dont elle n'avait pas complètement pris la mesure des conséquences : <span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color">"...ton corps actuel est fichu..."</span><br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">"Et merde..."</span></span> fut sa dernière pensée comme l'anesthésique faisait son effet et que les nanomachines commençaient à détruire intégralement sa couteuse enveloppe mécanique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[[Flop !]<br />
<blockquote class="mycode_quote"><cite>Quote:</cite><span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color">"Eh, vous ! Vous ne comptiez pas rentrer tranquillement chez vous comme cela non ?"</span></span></blockquote>
Or il était advenu que Sémirande était passée à l'armurerie chercher son étourach, dont elle voulait faire l'entretien elle-même. Le type se retrouva avec le canon de l'arme sous le nez, et vit clignoter la LED... non, ce n'était pas celle que les humains voyaient rouge. Ouf.<br />
<br />
Après explication, il apparut que Sémi étant passée en mode "autistique" après la réunion, elle n'avait pas eu l'appel urgent que Donny Timmerlain, le patron du labo des prothèses, lui avait passé quand il était faire un saut dans ses ateliers après la même réunion.<br />
Donny avait pris connaissance des résultats du test approfondi qu'Indoora avait fait passer à la cyborg plus tôt dans l'après-midi. Après avoir tenté en vain de la joindre, il avait dit au tekno-laborantin de garde quelque chose du style <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">"Va m'la chercher celle-là. Qu'elle se barre surtout pas"</span></span>. Propos malheureux car l'autre n'avait pas réfléchi et les avait interprétés... de façon un peu littérale.<br />
<br />
Sémirande voleta donc (c'était la dernière fois, mais elle ne le savait pas) vers le labo des prothèses, suivi de loin par le pauvre laborantin stagiaire qui n'en menait pas large.<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">"Alors ?"</span></span> lança-t-elle en sortant du puits antigrav menant sur le podium circulaire surplombant une vaste salle, également circulaire. Timmerlain était très absorbé à surveiller le remplissage d'une cuve transparente située en contrebas. <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color">"Alors ? Tu tiens à garder tes terminaisons nerveuses je crois ?"</span></span>, répondit-il tout de même, et sur le même ton  <span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color">"Eh bien alors il faut faire vite. Il y a une aberration vibratoire au niveau de tes hanches. Oui, je sais ce que tu vas dire. Laisse le toubib du Valéris tranquille : il ne pouvait pas le déceler. Si tu attends encore, tes nerfs vont commencer à se nécroser au niveau des hanches jusqu'à la moelle épinière, et peut-être même au-delà. Tu en auras pour des dizaines et des dizaines de milliers de crédits à te les faire régénérer si tu attends encore. Ah, oui, une chose : ton corps actuel est fichu : il couterait trois fois son prix en réparation."</span> Il y eut un bref silence. <span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">"Que dois-je faire ?"</span> L'autre indiqua le bac, cinq mètres en contrebas, aligné avec ses semblables posés en cercles au fond de l'enceinte de confinement. C'était un gros cube empli d'un liquide grisâtre, épais, bouillonnant comme une soupe au vermicelle trop chaude. <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color">"A poil et plouf !"</span></span> dit-il seulement. Sémirande savait se décider vite quand il le fallait. Elle ôta sa robe et posa son arme sur ses vêtements. Elle attrapa ensuite d'une main la poignée d'un logimec transbordeur, stoppa et ôta son harnais antigrav de l'autre, mais dut se faire aider par Donny Timmerlain pour enlever le justaucorps chair qui l'avait aidé à supporter ces fichues "bretelles à planer". Elle tenait fermement des deux mains les poignées du transbordeur, qui l'amena en grimpant <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">à huit bons mètres</span> au dessus de la cuve, qui du coup paraissait toute petite. <span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">"Mais qu'est-ce que tu fous ?"</span> Toujours absorbé, Timmerlain lui lança : <span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color">"Plus tu rentres vite, plus cela va bien. Lâche."</span> Sémirande faillit en hoqueter. Elle s'apprêtait à lui lancer une pique bien acérée, quand la douleur au niveau de ses hanches se rappela à son bon souvenir. Du coup, ses doigts s'ouvrirent et elle commença à tomber, résistant à la tentation de brancher son petit antigrav intégré. Elle entra légèrement de travers dans le bassin. Cela ne fit pas "plouf", mais plutôt "slurp" comme le bain de nanomachines l'absorbait goulument. Elle descendit aux deux tiers de la profondeur et se stabilisa.<br />
Elle repensa alors à ce qu'avait dit son co-époux (oui, on pouvait le qualifier ainsi) et dont elle n'avait pas complètement pris la mesure des conséquences : <span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color">"...ton corps actuel est fichu..."</span><br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #8000FF;" class="mycode_color">"Et merde..."</span></span> fut sa dernière pensée comme l'anesthésique faisait son effet et que les nanomachines commençaient à détruire intégralement sa couteuse enveloppe mécanique.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Quelques mois bien remplis]]></title>
			<link>https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1008</link>
			<pubDate>Mon, 20 Feb 2012 19:21:44 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://pbf.empiregalactique.site/member.php?action=profile&uid=40">Gurv Hemmedeji</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1008</guid>
			<description><![CDATA[Nous venons de <a href="http://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=90&amp;t=1614&amp;start=40#p24952" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">là</a>.<br />
<br />
Ici, les activités de Sémirande, Djal, Manchu et Gurvan pendant le séjour sur Vonda...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Nous venons de <a href="http://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=90&amp;t=1614&amp;start=40#p24952" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">là</a>.<br />
<br />
Ici, les activités de Sémirande, Djal, Manchu et Gurvan pendant le séjour sur Vonda...]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Petite visite au guet sur Vonda]]></title>
			<link>https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1007</link>
			<pubDate>Mon, 20 Feb 2012 17:56:50 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://pbf.empiregalactique.site/member.php?action=profile&uid=44">Virik Kiikti</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1007</guid>
			<description><![CDATA[Le tube de monté l’amena sur le toit de la station d’arrivée de l’ascenseur orbital.<br />
<br />
La colonne de force herculéenne par laquelle transitaient les passagers depuis l’astroport orbital luisait dans le soleil couchant rubis, tube de lumière vermillon qui se dressait vers le ciel,  dominant la plateforme. Bien qu’une barrière climatique ait dressé entre les moins quinze degrés et le parking protection efficace il activa sa combinaison NT6, s’enveloppant plus étroitement dans son manteau. La glace des montagnes lointaines luisaient de couleurs roses et corail. Il frissonna imperceptiblement, faisant bouffer sa fourrure involontairement.<br />
<br />
Il prit quelques minutes pour faire le tour de la bulle avant de la déverrouiller. Il lança un diagnostique interne de premier niveau avant de décoller. Il programma la destination : direction le bureau du guet impérial dont l’antenne planétaire était situé au QG de la police de la baronnie.<br />
<br />
Il attendit que le programme obtienne un créneau de vol. Le véhicule officiel pouvait bénéficier d’une priorité d’attribution et enfreindre en cas de besoin les limitations de vitesse urbaine. Il n’utilisa pas ce passe droit. Il n’y avait aucune nécessité. <br />
<br />
La bulle décolla avec la grâce d’une bulle de savon avant de s’insérer dans le flux continu de véhicules de tout genre qui se rendaient à la capitale. Pendant le vol il contacta son officier référent, le capitaine Lakryma … celui-ci n’était pas disponible pour l’heure. Il lui laissa un message indiquant que comme prévu il était arrivé et qu’il venait lui faire son rapport. Il sollicita un entretien dés que possible et avertit de sa venue.<br />
<br />
Une quinzaine de minutes plus tard la bulle se posait dans l’abri souterrain du siège de la police. L’installation, une ancienne installation militaire reconvertie, était surmontée par une tour champignon plus récente. <br />
<br />
Les bureaux du guet occupaient les trois derniers étages et une partie du sous sol.<br />
<br />
Après avoir montré son badge de police à plusieurs reprises, d’abord à  des policiers de la baronnie, puis à des soldats du guet, il fut enfin autorisé à pénétrer dans les locaux. Ceux-ci étaient moderne, simple, dépouillés, occupés par de nombreux officiers en civile qui travaillaient dans des leur boxe sur du recoupement de données …<br />
<br />
 On le conduisit en direction d’une salle d’attente, une salle de réunion pour l’heure vide où on le pria d’attendre. La porte était restée ouverte et il y avait un synthétiseur disponible sur un des murs. <br />
<br />
Il resta un long moment debout devant la baie de force à contempler le paysage de neige rosée recouvrant les tours de la capitale.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Le tube de monté l’amena sur le toit de la station d’arrivée de l’ascenseur orbital.<br />
<br />
La colonne de force herculéenne par laquelle transitaient les passagers depuis l’astroport orbital luisait dans le soleil couchant rubis, tube de lumière vermillon qui se dressait vers le ciel,  dominant la plateforme. Bien qu’une barrière climatique ait dressé entre les moins quinze degrés et le parking protection efficace il activa sa combinaison NT6, s’enveloppant plus étroitement dans son manteau. La glace des montagnes lointaines luisaient de couleurs roses et corail. Il frissonna imperceptiblement, faisant bouffer sa fourrure involontairement.<br />
<br />
Il prit quelques minutes pour faire le tour de la bulle avant de la déverrouiller. Il lança un diagnostique interne de premier niveau avant de décoller. Il programma la destination : direction le bureau du guet impérial dont l’antenne planétaire était situé au QG de la police de la baronnie.<br />
<br />
Il attendit que le programme obtienne un créneau de vol. Le véhicule officiel pouvait bénéficier d’une priorité d’attribution et enfreindre en cas de besoin les limitations de vitesse urbaine. Il n’utilisa pas ce passe droit. Il n’y avait aucune nécessité. <br />
<br />
La bulle décolla avec la grâce d’une bulle de savon avant de s’insérer dans le flux continu de véhicules de tout genre qui se rendaient à la capitale. Pendant le vol il contacta son officier référent, le capitaine Lakryma … celui-ci n’était pas disponible pour l’heure. Il lui laissa un message indiquant que comme prévu il était arrivé et qu’il venait lui faire son rapport. Il sollicita un entretien dés que possible et avertit de sa venue.<br />
<br />
Une quinzaine de minutes plus tard la bulle se posait dans l’abri souterrain du siège de la police. L’installation, une ancienne installation militaire reconvertie, était surmontée par une tour champignon plus récente. <br />
<br />
Les bureaux du guet occupaient les trois derniers étages et une partie du sous sol.<br />
<br />
Après avoir montré son badge de police à plusieurs reprises, d’abord à  des policiers de la baronnie, puis à des soldats du guet, il fut enfin autorisé à pénétrer dans les locaux. Ceux-ci étaient moderne, simple, dépouillés, occupés par de nombreux officiers en civile qui travaillaient dans des leur boxe sur du recoupement de données …<br />
<br />
 On le conduisit en direction d’une salle d’attente, une salle de réunion pour l’heure vide où on le pria d’attendre. La porte était restée ouverte et il y avait un synthétiseur disponible sur un des murs. <br />
<br />
Il resta un long moment debout devant la baie de force à contempler le paysage de neige rosée recouvrant les tours de la capitale.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Pendant ce temps (à Veracruz)...]]></title>
			<link>https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1005</link>
			<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 11:59:42 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://pbf.empiregalactique.site/member.php?action=profile&uid=40">Gurv Hemmedeji</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1005</guid>
			<description><![CDATA[L'astroport-sol de Loiselle se trouvait au nord du continent austral de Vonda, tout près de l'équateur. Les tempêtes de neige qui couvraient Tonka City d'un manteau de flocons teintés de rose par les rayons de Maxime étaient plus rares ici. Mais la température moyenne annuelle restait tout de même assez basse, guère plus de 10°C. Un paysage de toundra entourait la troisième ville de la planète. Celle-ci n'avait eu l'honneur d'être dotée de son propre spatiodrome que parce qu'elle se trouvait à proximité des principaux centres industriels produisant les marchandises destinées à l'exportation.<br />
<br />
La nuit était tombée depuis une heure, entraînant également une chute de quelques degrés de la température. Mais l'activité de l'astroport n'avait quant à elle pas diminuée. Elle était même plus intense. C'était en effet à ce moment que les transactions les moins officielles y étaient conclues, que des cargaisons s'y échangeait sans laisser de traces dans les bourses aux matières premières de l'infosphère locale, et que les capitaines de vaisseaux les moins regardants (qui a dit contrebandiers ?) y embauchaient des équipiers ou embarquaient des passagers désireux de quitter la planète discrètement.<br />
<br />
Cela convenait tout à fait à Cuperno d'Eol, et c'est la raison pour laquelle ce soir encore, il vadrouillait nuitamment sur le tarmac. Encore que vadrouiller ne soit pas le terme exact, car il implique une sorte d'insouciance que Cuperno ne pouvait se permettre. <br />
<br />
Il était sur liste noire et il le savait. Sa dernière affaire avait mal tourné, ses associés l'avaient lâché et maintenant, il lui fallait s'éclipser discrètement. Les portes-flingues du syndicat local mettraient à coup sûr la main sur lui s'il se contentait de retourner à Tonka City, et le Continent Sauvage n'était définitivement pas une solution. Aussi Cuperno errait-il sur le terrain d'ultrabéton à la recherche d'un embarquement, louvoyant entre les cargos minéraliers ventrus et les transporteurs mixtes, jetant des coups d'oeils craintifs autour de lui quand il ne ruminait pas en regardant ses pieds, et omettant parfois de regarder où il allait.<br />
<br />
C'est ainsi qu'il buta tête baissée dans un obstacle heureusement assez mou. En levant les yeux, il constata qu'il venait d'entrer en contact avec le ventre d'une montagne de muscles de 2m20 de haut. L'Être était un humanoïde ogresque vêtu d'un blouson de cuir et d'un bermuda de toile. Sa peau était une sorte de cuir vert foncé, son large visage aux traits massifs était surmonté d'un crâne chauve à l'exception d'une petite queue de cheval noire. Le Hulk des vieilles légendes. Sa voix profonde était à l'avenant, mais Cuperno fut légèrement rassuré en apercevant la lueur amusée dans ses yeux sombres  :<br />
<br />
<span style="color: #BF4080;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">"'Faut faire attention où tu marches, fils. Qu'est-ce que tu fabriques dans le coin des stoppeurs ?"</span></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[L'astroport-sol de Loiselle se trouvait au nord du continent austral de Vonda, tout près de l'équateur. Les tempêtes de neige qui couvraient Tonka City d'un manteau de flocons teintés de rose par les rayons de Maxime étaient plus rares ici. Mais la température moyenne annuelle restait tout de même assez basse, guère plus de 10°C. Un paysage de toundra entourait la troisième ville de la planète. Celle-ci n'avait eu l'honneur d'être dotée de son propre spatiodrome que parce qu'elle se trouvait à proximité des principaux centres industriels produisant les marchandises destinées à l'exportation.<br />
<br />
La nuit était tombée depuis une heure, entraînant également une chute de quelques degrés de la température. Mais l'activité de l'astroport n'avait quant à elle pas diminuée. Elle était même plus intense. C'était en effet à ce moment que les transactions les moins officielles y étaient conclues, que des cargaisons s'y échangeait sans laisser de traces dans les bourses aux matières premières de l'infosphère locale, et que les capitaines de vaisseaux les moins regardants (qui a dit contrebandiers ?) y embauchaient des équipiers ou embarquaient des passagers désireux de quitter la planète discrètement.<br />
<br />
Cela convenait tout à fait à Cuperno d'Eol, et c'est la raison pour laquelle ce soir encore, il vadrouillait nuitamment sur le tarmac. Encore que vadrouiller ne soit pas le terme exact, car il implique une sorte d'insouciance que Cuperno ne pouvait se permettre. <br />
<br />
Il était sur liste noire et il le savait. Sa dernière affaire avait mal tourné, ses associés l'avaient lâché et maintenant, il lui fallait s'éclipser discrètement. Les portes-flingues du syndicat local mettraient à coup sûr la main sur lui s'il se contentait de retourner à Tonka City, et le Continent Sauvage n'était définitivement pas une solution. Aussi Cuperno errait-il sur le terrain d'ultrabéton à la recherche d'un embarquement, louvoyant entre les cargos minéraliers ventrus et les transporteurs mixtes, jetant des coups d'oeils craintifs autour de lui quand il ne ruminait pas en regardant ses pieds, et omettant parfois de regarder où il allait.<br />
<br />
C'est ainsi qu'il buta tête baissée dans un obstacle heureusement assez mou. En levant les yeux, il constata qu'il venait d'entrer en contact avec le ventre d'une montagne de muscles de 2m20 de haut. L'Être était un humanoïde ogresque vêtu d'un blouson de cuir et d'un bermuda de toile. Sa peau était une sorte de cuir vert foncé, son large visage aux traits massifs était surmonté d'un crâne chauve à l'exception d'une petite queue de cheval noire. Le Hulk des vieilles légendes. Sa voix profonde était à l'avenant, mais Cuperno fut légèrement rassuré en apercevant la lueur amusée dans ses yeux sombres  :<br />
<br />
<span style="color: #BF4080;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">"'Faut faire attention où tu marches, fils. Qu'est-ce que tu fabriques dans le coin des stoppeurs ?"</span></span>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Délires méc(h)aniques]]></title>
			<link>https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1002</link>
			<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 23:21:14 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://pbf.empiregalactique.site/member.php?action=profile&uid=0">Sémirande</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=1002</guid>
			<description><![CDATA[A l’issue de la visite, Sémirande rejoignit directement sa (belle) cabine. C’était un bungalow qui donnait sur un petit jardin, qu’elle avait choisi au cœur de l’hiver ; sans doute pour se préparer à ce qui l’attendait sur Vonda, où il « caillait velu » lui avait-on dit.<br />
Elle enfila un pyjama d’intérieur, pestant une fois de plus sur le fait de n’avoir pas ses jambes. Franchement, elle commençait à mal le vivre. Oui, n’en déplaise aux « naturalistes » fanatiques, qui voyaient dans  les cyborgs des machines sans âme que la perte d’un boulon ou deux ne gênait pas plus que cela, comme aux « mécanistes » tout aussi fanatiques qui voyaient le cyborg de l’avenir comme une âme désincarnée que la perte d’un boulon ou deux ne gênait pas plus que cela.<br />
Ses jambes lui manquaient. Le balancement de la marche, la caresse sensuelle de la soie sur sa peau, la course, activité qui imposait une grande coordination entre la chair et la machine. C’est une chose de ce genre qui faisait qu’elle n’avait pas particulièrement cherché à faire de conquête depuis leur retour. En fait, elle les avait même évitées.<br />
Une fois de plus, elle se demanda si elle avait bien fait de se faire cybernétiser. Mais ça, c’est la question qu’elle se posait quand le spleen la rattrapait.<br />
Bouh, idées noires…<br />
Sémirande fit un signe de conjuration appris sur Myrtil, et qui lui était resté. Bon, autant bosser un peu, cela lui changerait les idées.  Elle hésita à appeler Djal et Manchu, mais dans ce cas, elle devrait également convoquer le félin ; et franchement elle n’y tenait pas.<br />
Et puis, cette tête de mule aux idées bien arrêtées voulait être sure d’elle, cette fois. Sa bévue des chasseurs lui était restée sur l’estomac.<br />
Elle commença à appeler les fichiers de « Lilith », mais les referma aussitôt. Elle s’aperçut aussitôt qu’elle n’avait pas envie de ça. Pas d’inspiration pour cela. Bon…<br />
Elle ressortit donc  les projets « formec ». Par jeu, elle aligna les modèles disponibles, des petits « Formecs » de base aux gigantesques « Gundam » et « Evangélions ». Même le mythique « Goldorak » s’aligna à côté de ses frères. <br />
<span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">« Bon, qu’est-ce qu’il nous faut dans le fond ? »</span></span> Elle commença à faire des allers &amp; retours dans la pièce, passant devant les projections sans les regarder, absorbée. <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color">« Exploration, surveillance, travaux de défrichage, de terrassement… Normalement, un trois mètres suffirait. Mais on part en espace inconnu. On peut être amenés à se poser n’importe où, sur les mondes les plus pourris qui soient. Et là… Plus l’outil est gros, mieux cela vaut »</span></span>.<br />
Elle s’arrêta, examinant les bases de données, tentant de trouver un fil conducteur dans le fatras d’opinions divergentes dont elle prenait connaissance. Elle arriva à une conclusion ; dont elle reconnaissait elle-même le côté partial influencé par son désir secret. Cela concernait l’exploration et seulement l’exploration. En gros : sur les mondes où seuls les « petits » méchas se justifiaient, ils restaient dans le hangar à 60% du temps. Sur les sites où il fallait du gros, le mécha sortait tout le temps.<br />
<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color">« L’ennui, c’est pour le caser. Si je commence à leur remplir la soute avec un mecha, ils vont râler (surtout Khrys). Eh mais… »</span></span><br />
Une idée commença à germer dans la tête un rien mégalomane de la jeune femme. Elle rappela les plans de Lilith, fit un gros plan sur la dérive (qui contiendrait le gros de la soute), allongea un peu l’arrondi..<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color">« Un quinze mètres au moins »</span></span>.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[A l’issue de la visite, Sémirande rejoignit directement sa (belle) cabine. C’était un bungalow qui donnait sur un petit jardin, qu’elle avait choisi au cœur de l’hiver ; sans doute pour se préparer à ce qui l’attendait sur Vonda, où il « caillait velu » lui avait-on dit.<br />
Elle enfila un pyjama d’intérieur, pestant une fois de plus sur le fait de n’avoir pas ses jambes. Franchement, elle commençait à mal le vivre. Oui, n’en déplaise aux « naturalistes » fanatiques, qui voyaient dans  les cyborgs des machines sans âme que la perte d’un boulon ou deux ne gênait pas plus que cela, comme aux « mécanistes » tout aussi fanatiques qui voyaient le cyborg de l’avenir comme une âme désincarnée que la perte d’un boulon ou deux ne gênait pas plus que cela.<br />
Ses jambes lui manquaient. Le balancement de la marche, la caresse sensuelle de la soie sur sa peau, la course, activité qui imposait une grande coordination entre la chair et la machine. C’est une chose de ce genre qui faisait qu’elle n’avait pas particulièrement cherché à faire de conquête depuis leur retour. En fait, elle les avait même évitées.<br />
Une fois de plus, elle se demanda si elle avait bien fait de se faire cybernétiser. Mais ça, c’est la question qu’elle se posait quand le spleen la rattrapait.<br />
Bouh, idées noires…<br />
Sémirande fit un signe de conjuration appris sur Myrtil, et qui lui était resté. Bon, autant bosser un peu, cela lui changerait les idées.  Elle hésita à appeler Djal et Manchu, mais dans ce cas, elle devrait également convoquer le félin ; et franchement elle n’y tenait pas.<br />
Et puis, cette tête de mule aux idées bien arrêtées voulait être sure d’elle, cette fois. Sa bévue des chasseurs lui était restée sur l’estomac.<br />
Elle commença à appeler les fichiers de « Lilith », mais les referma aussitôt. Elle s’aperçut aussitôt qu’elle n’avait pas envie de ça. Pas d’inspiration pour cela. Bon…<br />
Elle ressortit donc  les projets « formec ». Par jeu, elle aligna les modèles disponibles, des petits « Formecs » de base aux gigantesques « Gundam » et « Evangélions ». Même le mythique « Goldorak » s’aligna à côté de ses frères. <br />
<span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color"><span style="font-style: italic;" class="mycode_i">« Bon, qu’est-ce qu’il nous faut dans le fond ? »</span></span> Elle commença à faire des allers &amp; retours dans la pièce, passant devant les projections sans les regarder, absorbée. <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color">« Exploration, surveillance, travaux de défrichage, de terrassement… Normalement, un trois mètres suffirait. Mais on part en espace inconnu. On peut être amenés à se poser n’importe où, sur les mondes les plus pourris qui soient. Et là… Plus l’outil est gros, mieux cela vaut »</span></span>.<br />
Elle s’arrêta, examinant les bases de données, tentant de trouver un fil conducteur dans le fatras d’opinions divergentes dont elle prenait connaissance. Elle arriva à une conclusion ; dont elle reconnaissait elle-même le côté partial influencé par son désir secret. Cela concernait l’exploration et seulement l’exploration. En gros : sur les mondes où seuls les « petits » méchas se justifiaient, ils restaient dans le hangar à 60% du temps. Sur les sites où il fallait du gros, le mécha sortait tout le temps.<br />
<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color">« L’ennui, c’est pour le caser. Si je commence à leur remplir la soute avec un mecha, ils vont râler (surtout Khrys). Eh mais… »</span></span><br />
Une idée commença à germer dans la tête un rien mégalomane de la jeune femme. Elle rappela les plans de Lilith, fit un gros plan sur la dérive (qui contiendrait le gros de la soute), allongea un peu l’arrondi..<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF00BF;" class="mycode_color">« Un quinze mètres au moins »</span></span>.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[En route vers Vonda]]></title>
			<link>https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=999</link>
			<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 07:40:17 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://pbf.empiregalactique.site/member.php?action=profile&uid=40">Gurv Hemmedeji</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=999</guid>
			<description><![CDATA[<a href="http://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=90&amp;t=1607&amp;p=24821#p24821" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Nous venons de là.</a><br />
<br />
[Décollage]<br />
<br />
Jarood, Gurvan et Manchu prirent quelques verres au bar du salon privé de la TransGal, puis se dirigèrent à leur tour vers les portiques de sécurité et les trottoirs roulants menant aux portes d'embarquement. Gurvan et Manchu eurent droit à une haecar, joviale comme de bien entendu, tandis que Jarood eut l'occasion d'adresser l'un de ces sourires charmeurs à une hôtesse humaine non moins charmante.<br />
<br />
Le "chapeau de champignon" du Classe V comportait huit ponts. Les trois hommes se séparèrent pour gagner leurs cabines, Gurvan et son ami se donnant rendez-vous dans l'un des salons d'observation à l'heure du décollage.<br />
<br />
A l'heure dite, la myriade de câbles, manchons et autres tuyaux d'alimentation qui reliaient le <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Nyarlapompète</span></span> aux équipement techniques de l'astroport furent déconnectés. Les antigravs démarrèrent, montèrent progressivement en puissance. L'énorme masse en forme de champignon s'arracha du sol et commença à grimper verticalement vers l'azur, avec une vitesse ascensionnelle très réduite. Le trafic aérospatial au-dessus et autour d'Amarzèle-Port fut perceptiblement ralenti pendant quelques minutes, jusqu'à ce que le sommet bombé du vaisseau commence à déchirer les nuages qui paressaient à trois mille mètres au-dessus de la capitale de Viala.<br />
<br />
Les moteurs Varlet prirent le relais des répulseurs antigrav, le vaisseau accéléra son rythme de montée et atteignit rapidement la stratosphère. Ce fut à ce moment que le <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Nyarlapompète</span></span> ouvrit ses ailes. Quatre structures jusque-là repliées le long de son "pied" se déployèrent pour former d'immenses dérives effilées disposées en croix autour du corps principal, évoquant irrésistiblement ce que les revenants gris d'un antique mange-poussières auraient pris pour des panneaux photovoltaïques, ou peut-être des voiles solaires. Au sommet du "chapeau" discoïdal, une autre structure dont la forme elliptique n'était pas sans rappeler la soucoupe principale du Méphisto pivota à 90°, se redressa au bout de son pylône de soutènement. Le module habitable dédié à l'équipage venait de passer en configuration de vol spatial.<br />
<br />
Le vaisseau continua à grimper vers la nuit piquetée d'étoiles et sa coque s'illumina comme un arbre de Noël. Ce fut le signal. La vélocité monta instantanément jusqu'à la vitesse espace maximale, la surgyration commença. Quelques minutes plus tard, le <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Nyarlapompète</span></span> créa son point de Vérité, le vortex d'énergie bleutée l'avala, et il se translata dans le Triche-Lumière avec un ultime flash de lumière octarine.<br />
<br />
[Escales]<br />
<br />
Le <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Nyarlapompète</span></span> devait faire une halte par jour, afin de faire découvrir aux touristes les merveilles du Grand Univers.<br />
<br />
Cela commença très fort dès la première journée, avec les volutes colorées et les polyphonies cristallines d'une Aurore Irisée dont les fragrances vanillées accompagnèrent le navire pendant près d'une heure. La première retranslation en espace newtonien se fit aux confins extrêmes d'un système binaire. Il était impossible de s'en approcher à moins d'un jour-lumière : il s'agissait d'une naine blanche orbitant à très grande vitesse autour d'une géante rouge. Les deux astres étaient si proches l'un de l'autre qu'une colonne de matière embrasée reliait leurs chromosphères. Ils n'étaient visibles à l'oeil nu que comme une étoile plus lumineuse que les autres, mais tous les imageurs à longue portée du <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Nyarlapompète</span></span> étaient braqués sur eux, et le spectacle de leur ronde éternelle était retransmis sur tous les holos du bord.<br />
<br />
Le deuxième jour, le paquebot interstellaire quitta le Triche-Lumière au coeur d'un système moins dangereux : une sous-géante blanche accompagnée d'un cortège de joviennes. Les commissaires de bord organisèrent des excursions pour les passagers qui souhaitaient plonger dans les nuages aux couleurs chaudes de la principale géante gazeuse et survoler la surface désolée de ses lunes. En plus de ses cinq chasseurs de défense rapprochée, des Bastons qui effectuaient des patrouilles régulières par paires, le navire emportait en effet dans ses hangars trois Candels destinés aux petites croisières interplanétaires.<br />
<br />
La retranslation suivante se fit en Espace Profond. Le navire avait franchi la frontière de l'espace allié depuis quelques heures et se trouvait dans la zone neutre entre les Douze Soleils et l'Empire. Après un quart d'heure de navigation, son objectif apparut par les hublots et baie d'observation comme un minuscule objet brillant d'un faible éclat argenté. Ledit objet grossit quasiment à vue d'oeil, jusqu'à devenir un colossal artefact indubitablement fabriqué par des Êtres pensants. Le <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Nyarlapompète</span></span> réduisit sa vitesse à l'approche de la station intersystème. C'était un octaèdre régulier de vingt kilomètres d'arête. Un immense hangar destiné à accueillir les vaisseaux de faible tonnage s'ouvrait à chacun de ses sommets tronqués, prolongés de mâts d'amarrage pour les plus gros astronefs. Sur chaque face triangulaire se dressait un dôme géodésique à champ de force. Pour autant que les occupants du paquebot puissent en juger au cours de l'approche, quatre d'entre eux abritaient des cités tandis que le vert tendre de grands jardins hydroponiques moutonnait sous les quatre autres. Le vaisseau termina sa manoeuvre d'accostage, et la voix du commissaire en chef souhaita à tous la bienvenue sur la station <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Elikale</span></span>.<br />
<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">// A vous, si ça vous inspire...  <img src="https://pbf.empiregalactique.site/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" /> </span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=90&amp;t=1607&amp;p=24821#p24821" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Nous venons de là.</a><br />
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[Décollage]<br />
<br />
Jarood, Gurvan et Manchu prirent quelques verres au bar du salon privé de la TransGal, puis se dirigèrent à leur tour vers les portiques de sécurité et les trottoirs roulants menant aux portes d'embarquement. Gurvan et Manchu eurent droit à une haecar, joviale comme de bien entendu, tandis que Jarood eut l'occasion d'adresser l'un de ces sourires charmeurs à une hôtesse humaine non moins charmante.<br />
<br />
Le "chapeau de champignon" du Classe V comportait huit ponts. Les trois hommes se séparèrent pour gagner leurs cabines, Gurvan et son ami se donnant rendez-vous dans l'un des salons d'observation à l'heure du décollage.<br />
<br />
A l'heure dite, la myriade de câbles, manchons et autres tuyaux d'alimentation qui reliaient le <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Nyarlapompète</span></span> aux équipement techniques de l'astroport furent déconnectés. Les antigravs démarrèrent, montèrent progressivement en puissance. L'énorme masse en forme de champignon s'arracha du sol et commença à grimper verticalement vers l'azur, avec une vitesse ascensionnelle très réduite. Le trafic aérospatial au-dessus et autour d'Amarzèle-Port fut perceptiblement ralenti pendant quelques minutes, jusqu'à ce que le sommet bombé du vaisseau commence à déchirer les nuages qui paressaient à trois mille mètres au-dessus de la capitale de Viala.<br />
<br />
Les moteurs Varlet prirent le relais des répulseurs antigrav, le vaisseau accéléra son rythme de montée et atteignit rapidement la stratosphère. Ce fut à ce moment que le <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Nyarlapompète</span></span> ouvrit ses ailes. Quatre structures jusque-là repliées le long de son "pied" se déployèrent pour former d'immenses dérives effilées disposées en croix autour du corps principal, évoquant irrésistiblement ce que les revenants gris d'un antique mange-poussières auraient pris pour des panneaux photovoltaïques, ou peut-être des voiles solaires. Au sommet du "chapeau" discoïdal, une autre structure dont la forme elliptique n'était pas sans rappeler la soucoupe principale du Méphisto pivota à 90°, se redressa au bout de son pylône de soutènement. Le module habitable dédié à l'équipage venait de passer en configuration de vol spatial.<br />
<br />
Le vaisseau continua à grimper vers la nuit piquetée d'étoiles et sa coque s'illumina comme un arbre de Noël. Ce fut le signal. La vélocité monta instantanément jusqu'à la vitesse espace maximale, la surgyration commença. Quelques minutes plus tard, le <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Nyarlapompète</span></span> créa son point de Vérité, le vortex d'énergie bleutée l'avala, et il se translata dans le Triche-Lumière avec un ultime flash de lumière octarine.<br />
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[Escales]<br />
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Le <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Nyarlapompète</span></span> devait faire une halte par jour, afin de faire découvrir aux touristes les merveilles du Grand Univers.<br />
<br />
Cela commença très fort dès la première journée, avec les volutes colorées et les polyphonies cristallines d'une Aurore Irisée dont les fragrances vanillées accompagnèrent le navire pendant près d'une heure. La première retranslation en espace newtonien se fit aux confins extrêmes d'un système binaire. Il était impossible de s'en approcher à moins d'un jour-lumière : il s'agissait d'une naine blanche orbitant à très grande vitesse autour d'une géante rouge. Les deux astres étaient si proches l'un de l'autre qu'une colonne de matière embrasée reliait leurs chromosphères. Ils n'étaient visibles à l'oeil nu que comme une étoile plus lumineuse que les autres, mais tous les imageurs à longue portée du <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Nyarlapompète</span></span> étaient braqués sur eux, et le spectacle de leur ronde éternelle était retransmis sur tous les holos du bord.<br />
<br />
Le deuxième jour, le paquebot interstellaire quitta le Triche-Lumière au coeur d'un système moins dangereux : une sous-géante blanche accompagnée d'un cortège de joviennes. Les commissaires de bord organisèrent des excursions pour les passagers qui souhaitaient plonger dans les nuages aux couleurs chaudes de la principale géante gazeuse et survoler la surface désolée de ses lunes. En plus de ses cinq chasseurs de défense rapprochée, des Bastons qui effectuaient des patrouilles régulières par paires, le navire emportait en effet dans ses hangars trois Candels destinés aux petites croisières interplanétaires.<br />
<br />
La retranslation suivante se fit en Espace Profond. Le navire avait franchi la frontière de l'espace allié depuis quelques heures et se trouvait dans la zone neutre entre les Douze Soleils et l'Empire. Après un quart d'heure de navigation, son objectif apparut par les hublots et baie d'observation comme un minuscule objet brillant d'un faible éclat argenté. Ledit objet grossit quasiment à vue d'oeil, jusqu'à devenir un colossal artefact indubitablement fabriqué par des Êtres pensants. Le <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Nyarlapompète</span></span> réduisit sa vitesse à l'approche de la station intersystème. C'était un octaèdre régulier de vingt kilomètres d'arête. Un immense hangar destiné à accueillir les vaisseaux de faible tonnage s'ouvrait à chacun de ses sommets tronqués, prolongés de mâts d'amarrage pour les plus gros astronefs. Sur chaque face triangulaire se dressait un dôme géodésique à champ de force. Pour autant que les occupants du paquebot puissent en juger au cours de l'approche, quatre d'entre eux abritaient des cités tandis que le vert tendre de grands jardins hydroponiques moutonnait sous les quatre autres. Le vaisseau termina sa manoeuvre d'accostage, et la voix du commissaire en chef souhaita à tous la bienvenue sur la station <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Elikale</span></span>.<br />
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<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">// A vous, si ça vous inspire...  <img src="https://pbf.empiregalactique.site/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" /> </span>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Tréfolia]]></title>
			<link>https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=998</link>
			<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 07:27:24 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://pbf.empiregalactique.site/member.php?action=profile&uid=40">Gurv Hemmedeji</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=998</guid>
			<description><![CDATA[<a href="http://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=90&amp;t=1607&amp;p=24821#p24821" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Nous venons de là.</a><br />
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[Embarquement]<br />
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Khrys Edelman embarqua donc à destination de Tréfolia. Il allait voyager à bord du <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Concordia</span></span>, un Lehouine de la Transgalactique qui était stationné à la station extra-système <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Palomino</span></span>. Il embarqua dans l'une de ces navettes que certains esprits chagrins appelaient les "bétaillères", un Tabron de modèle Césame. L'appareil décolla, filant au-dessus du sommet bombé du <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Nyarlapompète</span></span>, gagna rapidement l'espace, et créa son point de Vérité. Le saut ne dura qu'une poignée de minutes, dont l'essentiel se déroula en vol stationnaire car le trafic autour de <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Palomino</span></span> était intense et la navette fut mise en attente avant de pouvoir réintégrer l'espace newtonien.<br />
<br />
Le marchand regarda par son hublot pendant toutes les manoeuvres d'approche, comme la plupart des autres passagers, pourtant tout autant habitués aux voyages spatiaux et aussi blasés que lui. Deux kilomètres d'épaisseur, huit de large, dix-huit de long, dix millions de tonnes, le <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Concordia</span></span> était environné du halo irisé des champs de confinement protégeant les écosystèmes à sa surface. Le Tabron franchit la baie énergétique immatérielle d'un hangar, apponta dans un coin de l'immense caverne de métal où une douzaine de navettes semblables reposaient déjà. A peine débarqué, Khrys héla l'un des milliers de logimecs-guide qui flottaient librement, et se fit mener à sa cabine... Ou plutôt son bungalow individuel, dressé sur pilotis au bord d'un lagon artificiel. <br />
<br />
Il y avait assurément des manières moins agréables de passer les dix jours qu'allait durer la traversée jusqu'au Trèfle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=90&amp;t=1607&amp;p=24821#p24821" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Nous venons de là.</a><br />
<br />
[Embarquement]<br />
<br />
Khrys Edelman embarqua donc à destination de Tréfolia. Il allait voyager à bord du <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Concordia</span></span>, un Lehouine de la Transgalactique qui était stationné à la station extra-système <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Palomino</span></span>. Il embarqua dans l'une de ces navettes que certains esprits chagrins appelaient les "bétaillères", un Tabron de modèle Césame. L'appareil décolla, filant au-dessus du sommet bombé du <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Nyarlapompète</span></span>, gagna rapidement l'espace, et créa son point de Vérité. Le saut ne dura qu'une poignée de minutes, dont l'essentiel se déroula en vol stationnaire car le trafic autour de <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Palomino</span></span> était intense et la navette fut mise en attente avant de pouvoir réintégrer l'espace newtonien.<br />
<br />
Le marchand regarda par son hublot pendant toutes les manoeuvres d'approche, comme la plupart des autres passagers, pourtant tout autant habitués aux voyages spatiaux et aussi blasés que lui. Deux kilomètres d'épaisseur, huit de large, dix-huit de long, dix millions de tonnes, le <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Concordia</span></span> était environné du halo irisé des champs de confinement protégeant les écosystèmes à sa surface. Le Tabron franchit la baie énergétique immatérielle d'un hangar, apponta dans un coin de l'immense caverne de métal où une douzaine de navettes semblables reposaient déjà. A peine débarqué, Khrys héla l'un des milliers de logimecs-guide qui flottaient librement, et se fit mener à sa cabine... Ou plutôt son bungalow individuel, dressé sur pilotis au bord d'un lagon artificiel. <br />
<br />
Il y avait assurément des manières moins agréables de passer les dix jours qu'allait durer la traversée jusqu'au Trèfle.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Pendant que l'on fait les valises]]></title>
			<link>https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=993</link>
			<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 13:26:04 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://pbf.empiregalactique.site/member.php?action=profile&uid=0">Sémirande</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://pbf.empiregalactique.site/showthread.php?tid=993</guid>
			<description><![CDATA[[Studieuse]<br />
Comme d'habitude, madame Chalmak ne pouvait rester inactive. On la vit ces deux jours, par les baies grandes ouvertes de son beau connapt, flottant devant des projections de <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Classes I</span> de toutes formes, des plus classiques à d'autres très très conceptuelles.<br />
Mais quand elle interpella Khrys Edelman le matin du départ, elle était face à une impressionnante série de tri-D de formecs.<br />
L'une d'elle était toutefois mise en avant :<br />
<a href="http://www.gamesetwatch.com/murakumo_1.jpg" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url"><img src="http://www.gamesetwatch.com/murakumo_1.jpg" loading="lazy"  alt="[Image: murakumo_1.jpg]" class="mycode_img" /></a><br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF00FF;" class="mycode_color">"Khrys, Khrys..."</span></span> l'interpella-t-elle tout de go <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF00FF;" class="mycode_color">"Pouvez-vous me fair établir des devis pour cet outil, version civile ; j'ai bien dit civile ? Vous seriez un chou !"</span></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[[Studieuse]<br />
Comme d'habitude, madame Chalmak ne pouvait rester inactive. On la vit ces deux jours, par les baies grandes ouvertes de son beau connapt, flottant devant des projections de <span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Classes I</span> de toutes formes, des plus classiques à d'autres très très conceptuelles.<br />
Mais quand elle interpella Khrys Edelman le matin du départ, elle était face à une impressionnante série de tri-D de formecs.<br />
L'une d'elle était toutefois mise en avant :<br />
<a href="http://www.gamesetwatch.com/murakumo_1.jpg" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url"><img src="http://www.gamesetwatch.com/murakumo_1.jpg" loading="lazy"  alt="[Image: murakumo_1.jpg]" class="mycode_img" /></a><br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF00FF;" class="mycode_color">"Khrys, Khrys..."</span></span> l'interpella-t-elle tout de go <span style="font-style: italic;" class="mycode_i"><span style="color: #FF00FF;" class="mycode_color">"Pouvez-vous me fair établir des devis pour cet outil, version civile ; j'ai bien dit civile ? Vous seriez un chou !"</span></span>]]></content:encoded>
		</item>
	</channel>
</rss>