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Re: Au coeur des ténèbres ... - Sémirande - 2011-11-03 [Ignares] //Mode pédante : ON //La vitesse du son dépend de la densité et de la nature de l'atmosphère //Mode pédante : OFF [Argument] "Il ira à 400 m/s en fin de course, au plus près de nous, et nous avons peu de débris autour de nous. Je pense que c'est jouable." Re: Au coeur des ténèbres ... - MdJ - 2011-11-03 // je vous laisse entre les mains virtuelles de Sémirande. Je ne peux pas poster ce soir. Re: Au coeur des ténèbres ... - Sémirande - 2011-11-03 // J'ai tapé le brouillon. Je posterai demain midi // Dodo... Re: Au coeur des ténèbres ... - Manchu, le Fu - 2011-11-04 // Beau boulot en tout cas. Je ne viens lire et répondre que sporadiquement mais je n'en perds pas une miette // Pendant ce temps-là, Manchu s'affairait de son mieux aux côtés des membres d'équipage pour remettre en état de marche le vaisseau. Il se tenait également à disposition de ses deux supérieurs navyborgs pour toute intervention hors du Méphisto. Re: Au coeur des ténèbres ... - Sémirande - 2011-11-04 //Corrigé - il doit en rester mais bon... [Bon...] Ils discutèrent de la méthode proposée, et il en ressortit deux points faibles.
Sémi et Gurvan Antillès eurent une conversation, assez vive à vrai dire, pour savoir lequel des deux resterait à bord. Sémirande Chalmak eut le dessus, présentant un argumentaire en appelant à la raison. Elle était impotente, il pouvait bouger. Elle était pilote et mécanicien sur un vaisseau immobilisé, il était pilote et meilleur technicien qu'elle. Elle était subordonnée, il était commandant. Gurvan s'inclina avec un sourire sarcastique. Il resterait à bord, la pilote sortirait avec le personnel qu'elle avait demandé. C'était trois soldats, deux dénommés "Magott" et "Shark", ainsi que et LE "Drake" aux mains baladeuses. Gurvan surprit le regard assassin de Sémirande à son égard, mais elle ne broncha pas. Ils se préparèrent soigneusement. Ils montèrent un conteneur en parallélépipède rectangle avec une demi face ajourée. Ils y montèrent des propulseurs de combinaison afin de le rendre quelque peu mobile. Ils disposaient maintenant d'une sorte de navette. Ils coupèrent la gravité de la cale afin de pouvoir commodément fixer la bobineuse munie du rouleau d'hypersoie de 220 000 m sur la face pleine. Quelques outils, quelques provisions et ils furent presque prêts. Il manquait quelque chose : "Khrys, j'ai besoin de métaux denses. Je te prends douze lingots d'or." Elle se servit sans attendre la réponse. Ils ouvrirent la porte du hangar, et l'étrange engin, piloté par Sémirande, s'éleva "au dessus" du Méphisto. "Eh bé !!!" Il y aurait du boulot, et les doutes de Sémirande quand à la fiabilité de leur astronef refirent surface, mais elle les garda pour elle. Ils survolèrent la plaie causée par les nanites, atteignirent les deux alvéoles des Trapanelles. Elles étaient intactes. Deux soldats sortirent manuellement les petits drones. Sémirande éloigna prestement leur.... euf... hum.... "engin" du Méphisto, et l'immobilisa à 500 mètres. Magott et Drake fixèrent le "gros" câble de 2000 mètres sur la Trapanelle 1, tandis que le Shark, sur les indications de la Navyborg, effectua une curieuse manipulation. L'hypersoie, fine comme trois cheveux, était conductrice. Shark fixa un connecteur à l'extrémité "A" du faisceau au moyen d'un outil spécial, et le "pluga" sur une des arrivées énergétiques extérieures de la sonde. Puis il prit une boucle à 30 cm de la prise, la passa dans l'enrouleur embarqué de cette même sonde et embobina une longueur de 150 mètres. Il fixa ensuite une sorte de pince-mousqueton très améliorée, quoique totalement standard, sur le fil. Un des waldos de la Trapanelle prit le crochet dans ses doigts robots. Ensuite, et toujours sur les indications de Sémirande, il ôta la majorité des batteries du drone, laissant de la place pour les douze lingots d'or que Sémi avait barbotés au Marchand. "Réactif" expliqua-t-elle à Shark, un peu surpris. Un éclair de compréhension apparut de façon fugace dans le regard de l'homme. La tâche des deux autres était plus simple, et fut vite finie. L'un deux put donc prendre le pack de batteries que la Navyborg avait éjecté de son ventre (elle en avait encore mal d'ailleurs), le fixa sur le dévidoir d'hypersoie, monta le même connecteur que plus haut à l'extrémité "B" (celle qui resterait côté Méphisto), et sur un signe de tête, brancha. La Trapanelle 2 était maintenant alimentée énergiquement par les supercapacités capables de tenir en charge un canon blaster pendant plusieurs minutes de tir continu. Il n'en faudrait pas autant. "On peut y aller ? Vamos !" Les deux robots partirent ensemble. L'un d'entre eux était autonome et emportait un câble de 2000 mètres de long épais gomme un crayon. L'autre tirait derrière lui un fil qui, malgré la faible lumière ambiante, étincelait parfois d'une flamme verte ou jaune sombre. Sémirande s'installa. Utilisant l'émetteur hertzien de son Com, ses yeux améliorés, ses calculateurs intégrés et - bien sur - son intégration mentale, elle suivit les deux engins. Ils accélèreraient 10 minutes et freineraient dix minutes. Aux esprits chagrins qui auraient promis à celui qui tirait le filament d'hypersoie un magnifique sac de nœuds en phase de freinage, nous pouvons répondre ceci :
Tout se passa au mieux, et ainsi qu'il était prévu la Trapanelle 1 passa devant. Sémi la suivit de ses yeux extraordinaires, grands ouverts, pupile presque fermée, leur couleur allant du bleu clair au rouge sombre selon le spectre qu'elle privilégiait. Elle ne laissait cependant pas la T2 sans surveillance. La T1 s'approcha du Cygnien, un bel oiseau, très récent, baptisé "Or de Sable", du nom d'un désert de Redwone. Sémi sentit son appréhension remonter, mais se raisonna. Il était impossible que Bartke Kirsten soit à son bord. Mais c'était le genre de crainte qui hantait ceux qui avaient des gens à aimer... Or de Sable ne semblait par trop abimé. Les excroissances, tubulures et autres tentacules que les nanites avaient tissées s'effritaient depuis un moment déjà, et la coque n'était de ce fait plus pressurisée. Mais l'état général n'était pas mauvais. Trapanelle 1 passa "sous" le vaisseau et examina le point d'ancrage normalisé qui s'y trouvait. Il était intact !!! Trapanelle 2 approcha, harmonisa son mouvement avec la rotation d'Or de Sable, clippa le mousqueton dans l'oeilleton et s'arrima lui-même au Transistel violenté. Maintenant, il fallait faire vite. Sémirande approcha leur élégante caisse à savon du Méphisto, là où se trouvait un de leurs propres points d'ancrage, et qu'ils avaient soigneusement choisi. Shark crocha l'autre mousqueton. Vite vite vite... Les trois hommes libérèrent le dévidoir, le firent pivoter en "x" et le fixèrent au Mephisto. Ils débranchèrent les batteries de Sémirande afin d'alimenter la bobineuse directement depuis le Transistel, mais les maintinrent en place : on ne savait jamais. Quand ce fut fait, Magott décrocha le mousqueton, le désolidarisa du brin : le fil d'hypersoie qui reliait maintenant le "Méphisto" et "Or de Sable" entrait maintenant directement dans le dévidoir, qui allait pouvoir servir . Du fait des rotations respectives des deux Transistels, le brin commença à s'enrouler autour de chaque coque, mais cela n'avait pas beaucoup d'importance, et présentait même un avantage : cela commençait à les rapprocher. Côté Méphisto, la bobineuse, qui s'était orientée dans le sens du fil, commença à tirer. Le fil glissa sur la coque sans l'entamer, et la lente rotation du Méphisto ralentit, s'arrêta et repartit dans l'autre sens. A l'autre bout, la même chose se déroulait. Les rotations respectives s'arrêtèrent, repartirent en sens inverse, puis dans le même sens, selon des oscillations qu'ils avaient soigneusement calculées. Trapanelle 1 ne chaumait pas. Elle avait fixé l'extrémité du "gros" câble à un autre point d'ancrage, avait soigneusement positionné et fixé le paquet au moyen d'une colle spéciale. Elle repartit vers le Méphisto, qu'elle atteignit rapidement. Le dévidoir tirait avec une force variable, selon un rythme très précis. Le brin toucha de moins en moins longtemps chaque coque alors que les oscillations se calmaient pour devenir négligeables. Puis il arriva un moment où la "tête" de cette bobineuse bizarre pointa vers "Or de Sable" sans en dévier. Les deux navires avaient commencé leur lent rapprochement. [A suivre] Re: Au coeur des ténèbres ... - Khrys - 2011-11-04 Sémirande Wrote:[Ignares] // Moi aussi, j'étale ma science // Loi d'action et Réaction // La vitesse n'est pas seulement imprimée à la cible, mais au Méphisto aussi. Dans un rapport de vitesse dependant des masses des vaisseaux. Si la masse est égale, alors les deux vaisseaux iront l'un vers l'autre à vitesse égale... :ugeek: Capitaine, si voulez de l'aide, je suis disponible, sinon, je continue à aider les mécanos à bord... Re: Au coeur des ténèbres ... - Sémirande - 2011-11-04 Khrys Wrote://Je le savais mais j'ai simplifié...Sémirande Wrote:[Ignares] //Tu ne seras jamais aussi pédant que moi... :devil: //Là où je suis inquiète, c'est qu'il n'a rien dit pour son or :?: //Il n'est pas malade au moins :worried: Re: Au coeur des ténèbres ... - Sémirande - 2011-11-04 [...la suite] Il n'y avait plus qu'à attendre. Sémirande envoya ses trois assistants aider l'équipage. Elle préférait rester à l'extérieur, officiellement pour surveiller l'avancement de l'opération - ce qu'elle faisait, et sérieusement ; mais la vérité était autre. Bien que la quantité de travail qui restait à faire à bord soit énorme, elle éprouvait un besoin irrépressible d'être seule un moment. Sémirande Chalmak. Je pars en EVA. D'une pensée, elle activa les propulseurs de son pack dorsal et commença à s'éloigner du Méphisto. Elle se stabilisa à mille mètres de ce dernier et s'imprima une légère rotation. Les étoiles... La galaxie d'Andromède... Les nuages de Magellan... Et là... Charybde. Oh, elle ne le voyait évidemment pas mais il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que la curieuse distorsion stellaire qui était pour l'instant face à elle n'était pas naturelle. Elle l'admira un moment. Oh, comme beaucoup de ses semblables elle avait passé du temps à se faire ch... dans une station proche d'un Trou Noir et chargée de le surveiller (des fois qu'on le vole). Mais, bon, elle ne se lassait pas de contempler ce cercle de points lumineux. Puis sa très lente rotation la mit face au nexus. Le Nexus. Hummm. Son sentiment est qu'il y avait encore du travail à y faire. En fait, elle se dit que si d'aventure un vaisseau de guerre Kiffish était à portée, il serait bon d'aller y faire un saut pour voir s'il contenait "ce qu'il fallait". Elle en parlerait à Gurvan quand ils auraient un vaisseau en état de fonctionner. Elle était curieuse de savoir ce qu'en penserait cette chère Kat'Ryn ou quelque chose comme cela. Bon. Elle réactiva ses propulseurs et retourna à bord. Vingt heures passèrent... //Je laisse les autres intervenir s'ils le désirent. //A demain Re: Au coeur des ténèbres ... - Djal Gorda - 2011-11-05 Les systèmes informatiques et électroniques embarqués repartaient peu à peu, mais d’innombrables fonctionnalités, par manque de pièces de rechange, restaient absolument muettes. Djal concentra ses efforts sur l'essentiel : les contrôles naviborgs et varlet, les systèmes de maintien de vie de niveau 1 et les logiciels de communications hyperondes... Tout le reste pouvait attendre... Sémirande apporterait bientôt sa moisson de pièces récupérées… Djal avait préparé sa liste de course... "Mademoiselle Chalmak ! Vous êtes attendue comme le messie..." Là, dehors, dans l'immensité de l'espace, une épave ne dérivait plus : elle se rapprochait du Méphisto... oO(Maman les p'tit varlet qui volent dans l'ciel ont-ils des jambes ?... Mais non mon gros bêta, s'ils en avaient ils marcheraient...) Re: Au coeur des ténèbres ... - Gurvan - 2011-11-05 Sémirande Wrote://Corrigé - il doit en rester mais bon...// Rien d'autre ne m'a sauté aux yeux... Gurvan s'était en effet incliné devant les arguments de sa coguildienne avec un sourire forcé, mais il avait lancé une pique au passage : "J'ai oublié de te dire quel bonheur c'était de t'avoir retrouvée, première pilote de mon coeur..." Il avait tourné les talons, semblant se désintéresser de la suite des opérations, était allé s'isoler dans l'atelier mécanique pour remettre en route les fonctions secondaires de ses bras synthétiques, en particulier sa prothèse-répar. Lorsqu'il eut effectué les dernières vérifications et constaté que l'ensemble de sa boîte à outils embarquée fonctionnait correctement, il resta un peu plus longtemps que nécessaire dans l'atelier, connecta son plot aux imageurs bidim extérieurs qui commençaient à peine à redémarrer, observant les premières phases de l'opération "Pêche à la Ligne", avec attention, puis avec admiration. Elle avait calculé la manoeuvre avec précision et tout se déroulait selon ses projections. Il finit par se dire que lui aussi, il faudrait qu'il développe des talents de mentat. Après tout, cette discipline faisait partie du cursus navyborg. Il ressortit de l'atelier et vint prendre ses instructions auprès de Monsieur Skriblllz (ou Skrublllz ?) qui le renvoya vers Monsieur Skrublllz (ou peut-être Skriblllz ?). oO( Réaligner le motivateur de contrôle d'attitude du Varlet babord. Pas de problème... ) Il se plongea dans les schémas techniques projetés dans sa vision virtuelle par le système de bord et se mit au travail. Mais continua de jeter un coup d'oeil aux imageurs extérieurs de temps à autre. |